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Grand jour pour une nouvelle vie

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Today is THE day.

Il y a 4 jours à peine, j’ai tiré cette carte du tarot-enseignement d’Osho Rajneesh. Le genre de truc que je fais rarement, sauf quand je suis en mal de poésie ou avec l’envie qu’on « me dise en truc sympa » quand j’ai un coup de spleen. Il va sérieusement falloir que je commence à prendre ces choses au sérieux, car voici ce que m’a dit la carte « Compréhension » que j’ai tirée :

« L’oiseau peint sur cette carte regarde vers l’extérieur de ce qui semble être une cage. Il n’y a aucune porte et effectivement les barreaux disparaissent. Les barreaux étaient une illusion et ce petit oiseau est appelé par la grâce, la liberté et l’encouragement des autres. Il étend ses ailes, s’apprête à prendre son envol pour la toute première fois.
L’aube d’une nouvelle compréhension – que la cage a toujours été ouverte et le ciel a toujours été disponible à notre exploration – peut nous porter à nous sentir quelque peu incertain au début. C’est naturel et normal de se sentir incertain, mais ne laissez pas cela ombrager l’opportunité d’expérimenter la légèreté du cœur et l’aventure qui vont de pair avec l’incertitude.
Acceptez la douceur du moment qui se présente. Sentez le frémissement des ailes en vous. Déployez vos ailes et soyez libre ! »
Carte Compréhension
4 jours après, aujourd’hui en somme, ma responsable hiérarchique m’informe que suite à ma démission, l’offre de travail correspondant à mon poste est en ligne et que j’ai la charge de la relayer auprès des réseaux qui me semblent pertinents. Drôle de tâche que d’annoncer au grand public qu’on cherche un successeur !

Cela m’a pris des mois et une quantité pharaonique de turlupinages internes pour prendre la décision de quitter mon poste et mon style de vie actuels, ma « cage » dont parle la carte. Des mois de peurs, de doutes, d’espoirs, de frissons. Aujourd’hui, à la face du monde, c’est acté : je m’en vais pour de nouvelles aventures, en phase avec ce qui m’habite depuis quelques temps déjà : le yoga, l’ayurveda, les sagesses orientales…
L’angoisse du « oh mon dieu qu’est’ce que j’ai fait ?! » a laissé place à un esprit rationnel et organisé, car oui, tout est en chantier : le site internet, la plaquette de présentation, des emails et les appels pour dégoter des salles où enseigner… Un autre sentiment a fait surface depuis peu, plus doux et apaisé, une petite voix qui me dit : « ce que tu fais est juste, tu es légitime à le faire et prête alors lâche prise et arrête de te prendre le chou s’il te plaît ». Facile à dire, mais j’y travaille 🙂

Aujourd’hui, en publiant l’offre d’emploi pour me remplacer, ma décision devient publique. Ça me donne une boule au ventre sur fond de fierté, un drôle de tableau. Le retour en arrière n’est plus possible. I did it! Et comme il serait un peu nunuche de rester dans une cage dont les barreaux se sont ouverts, je n’ai plus qu’à déployer mes ailes et être libre 😉 C’est pas moi qui le dis, c’est la carte !

Mantra : un truc de hippie ?

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Répètes-toi ces mots comme un mantra”. Mantra = phrase sympathique à se répéter pour amener la pensée positive, la « zen attitude », se sortir d’un mauvais pas, stopper les angoisses ? Comme un genre de méthode Coué ? Un truc de hippie qu’on fume avec un joint aux herbes de Provence ? Retour sur un terme fourre-tout !

« Mantra« , c’est un mot composé de deux syllabes : « man », ou la racine du mot « esprit » en sanskrit et « tra », racine du mot « instrument ». Un instrument de l’esprit, qui crée un son dont la vibration nous permet d’entrer en nous-même… et d’explorer ce territoire finalement bien mal connu. C’est un outil du Yoga, qui cherche l’union entre soi et l’Univers ! (lire Yoga : Mot compte triple).

cropped-cropped-vibration-imageUne vibration !

Rendez-vous en terre (très) inconnue : Nous-Même-Land !

Le mantra, c’est avant tout un son, une vibration. La bouche se forme, les cordes vocales se tendent, les poumons se remplissent et… le son s’élève (toutes les explications hautement scientifiques de ce phénomène dans l’article La magie de la musique). Il agit donc sur le corps physique, en détendant le diaphragme, les épaules, le visage, le ventre…
La vibration vient aussi détendre le mental, qui s’arrête de tourner dans sa roue de hamster pendant quelques instants (enfin !) pour se concentrer sur ce son qui monte des profondeurs du corps. Et le côté répétitif de la récitation en boucle du mantra vient « rassurer » : dans une situation stressante, le réciter mentalement ou à voix basse permet de revenir en soi. Comme une berceuse. D’un coup, c’est comme si on avait mis une cape d’invisibilité ! Les circonstances dérangeantes alentour nous paraissent moins menaçantes, moins difficiles à gérer.
Au-delà de la gestion des émotions, le mantra peut venir soutenir la méditation, et ça, y en a franchement besoin (voire l’article La méditation, ce truc horrible…). Il vient donner un support à l’attention et permet de se recentrer dès que l’esprit part à vau-l’eau en vadrouille.

Le mantra est aussi pratiqué dans le but d’élever l’âme, comme la récitation d’un Ave Maria, d’un Notre Père. Sauf que le mantra est souvent plus court : il s’agit d’une phrase ou deux, répétées en boucle.
L’âme s’élève grâce à la vibration, mais également grâce aux paroles du mantra, qui ont une signification profonde et positive, pour ne pas dire divine.  Les mantras sont donc des « chansons à texte » inspirantes ! Ah oui, par contre, petit détail : les mantras venus d’Orient sont en sanskrit ou en tibétain ! Dans les deux cas, il faut bien avouer que le fait de se concentrer sur la prononciation de ces vocables exotiques sollicite légèrement la concentration, qui donc ne peut point partir divaguer du côté de la sempiternelle question : « qu’est-ce qu’on mange ce soiiiiir ? ». Lire La méditation, ce truc horrible…).

arielleArielle Dombasle, dans le film Un indien dans la ville

Tina Turner… Yeah !

Le mantra, c’est vrai que ça fait un peu hippie dans l’inconscient collectif. On revoit tous Arielle Dombasle en mode nunuche dans le film « Un indien dans la ville », qui récite son mantra profond « un cercle est un carré, un carré est un cercle » de manière si inspirée pour faire face aux petits (gros ?) tracas causés par Mimisiku.
Brisons ce stéréotype en découvrant un mantra sanskrit bien connu, Sarvesham, repris par Tina Turner (si si !) !

tinaturner

Voici les paroles originales…

Om Om Om,

Sarvesham Svastir Bhavatu,

Sarvesham Shantir Bhavatu,

Sarvesham Poornam Bhavatu,

Sarvesham Mangalam Bhavatu,

Om, Shanti, Shanti, Shanti.

… et la traduction !

« Om. Puisse le bien-être, la complétude et la tranquillité, le bonheur et la prospérité être réalisés par tous. Paix, paix, paix »
C’est beau non ?

Sortez les arrosoirs : ici on cultive la gratitude !

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On a tous eu, avons et aurons des tuiles dans la vie, c’est un fait inhérent à l’existence : recevoir une crotte de pigeon sur la tête, se cogner dans un poteau, reculer en voiture et « effleurer un blockhaus par inadvertance » (100% vécu)… Ou bien plus grave aussi…
Et pourtant… Pourtant, nous faisons partie des personnes les plus chanceuses de la planète.

« Si tu as de la nourriture dans ton frigo, des vêtements sur ton dos, un toit au-dessus de ta tête et un endroit où dormir, tu es plus riche que 75% de la population mondiale. » De quoi relativiser un peu…

gratitude

Sommes-nous nés bien lotis ?
Le fait d’être né(e) dans un pays paisible, d’avoir un endroit où s’abriter, de quoi se nourrir et se laver, le fait d’être allé à l’école… Le fait d’être libre, au moins un petit peu, de vivre la vie que nous voulons ! Ça nous paraît évident, acquis, et pourtant il suffit de sortir du territoire pour se rendre compte de la richesse qui est la nôtre.
Je me rappelle de cette rencontre au Népal, dans un village très reculé du Téraï où je soutiens financièrement une petite communauté via une association. J’y ai rencontré une famille, qui vivait dans le dénuement le plus total (comme toutes les autres familles autour). Une petite maison en terre battue, de 15 mètres carré tout au plus, avec un toit de paille. A l’intérieur, deux planches surélevées : l’une faisant office de couchage pour les parents, l’autre pour les trois enfants. Dans un coin de la pièce, un petit monticule de terre, qui sert à poser la bouilloire ou une vieille casserole. Bref, l’image d’Epinal de la pauvreté, style Les Misérables mais en plus exotique. Et pourtant, quelle richesse dans ce village ! Des sourires jusqu’aux oreilles, du temps passé ensemble à chanter au coin du feu et à se raconter des histoires qui font peur et rire, des rituels sacrés qui ouvrent le cœur…
En Occident, la plupart d’entre nous a tout et plus encore. On a surtout le choix : le choix de notre métier, de notre compagnon de vie, de notre ville de résidence, des vêtements que l’on porte, de la marque de notre lave-vaisselle… Pourtant, à côté, notre société est souvent un peu pauvre, du moins en apparence : on sombre souvent dans le matérialisme et le « plus blanc que blanc » ou « plus vite plus fort plus neuf » ou encore le « mieux que mieux ». Dans cette course effrénée, le temps passé à sourire dans le métro ou à s’asseoir sur un banc pour regarder le monde vivre se fait tout riquiqui… Les soirées à raconter des histoires au coin du feu ? Euh… Ça n’arrive pas super souvent. À vrai dire, j’ai un coin, mais pas de cheminée.

L’idée ici n’est pas de s’auto-flageller et de s’arrêter de vouloir. Si nous sommes nés dans ces conditions, libérés en partie des contraintes de base (se loger, manger, boire), c’est qu’on a quelque chose à en apprendre ! L’idée de la gratitude, c’est simplement de reconnaître toutes ces petites choses qui font notre confort quotidien, de ne pas les considérer comme « normales » ou « acquises » : c’est un grand pas vers le bonheur que de se dire qu’on a déjà tout 🙂

gratitude2Alors concrètement, on fait comment ?
La gratitude peut commencer dès qu’on ouvre un œil le matin… Chouette alors, je suis vivant ! Encore une journée offerte pour vivre pleinement (lire la petite histoire poétique des bols des moines tibétains) !

On peut remercier le soleil de nous réveiller de ses doux rayons (en ce mois d’octobre, c’est vrai qu’il fait souvent la grasse mat’, mais alors on peut sourire aux étoiles !). On peut remercier la vie d’avoir placé dans notre lit un partenaire auprès de qui il est bon d’ouvrir les yeux (sinon, d’avoir un chat qui fait ses griffes sur notre pyjama), on peut remercier notre estomac d’avoir envie d’un petit déjeuner savoureux !

Et ce mantra du « merci » peut se prononcer tout au long de la journée… Avant de manger (du même style que la prière de grâce), où l’on remercie de pouvoir se régaler ! On peut aussi prendre quelques instants pour remercier lorsqu’on boit un verre en terrasse entre amis, parce que le moment est doux, insouciant et convivial… Ou lorsque l’on regarde un coucher de soleil, œuvre d’art naturelle et éphémère dont nous sommes témoins !

On peut aussi remercier au moment de la fin d’une belle chose… « Bien souvent, tu pleures parce que tu as été heureux ». La fin des vacances, le départ de quelqu’un… La tristesse nait de ce qu’on a été heureux : ne vaut-il mieux pas être triste ainsi, que de ne rien vivre du tout ?

Enfin, on peut prendre quelques instants avant de s’endormir le soir pour remercier la vie de la journée passée : même si elle a été particulièrement difficile, on trouve toujours un petit moment de lumière à célébrer… Attention, l’exercice amène à tirer vers l’optimisme et le contentement ! Préparons psychologiquement nos concitoyens râleurs 😉

Bref, prenez le temps de remercier, sans modération ! Petit à petit, on se rend compte que tout, absolument tout, a quelque chose à nous apporter. Les bons moments comme les moins bons. S’il y a un côté obscur de la force, l’autre côté se doit d’être lumineux 🙂

Et pour conclure, sachez que « Si vous pouvez lire ce message, vous êtes plus chanceux que les 3 milliards de personnes qui ne savent pas lire… ».
Et merci de prendre le temps de me lire ! 🙂

gratitude3

Méditation, ce truc horrible…

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Méditation en entreprise, méditation pour la prise de décision, méditation pour mieux se soigner… Apparemment, la méditation, c’est un truc à la mode, et ça marche super bien. Ce qu’on ne vous DIT PAS, c’est que ça semble simple quand on écoute quelqu’un en parler, mais qu’en réalité, s’asseoir sur un coussin et « observer ses pensées sans les suivre », c’est juste affreux. Limite infaisable, surtout lorsque l’on a (comme tout le monde), environ 37 982 pensées à la seconde qui nous poussent – je dirais même, qui nous exhortent – à les suivre.
Un p’tit tour dans le sac de noeuds qui nous sert de cerveau         Capture

Voici un exemple concret et précis : une première pensée se présente, celle de notre frigo vide. Tout un monologue fascinant s’engage alors. « Mince, non, il reste quand même 2 tomates dedans. Bon, ça peut faire une sauce. Mais du coup, il me faudrait des herbes, des épices pour l’agrémenter, et des pâtes. Je prends des sans gluten cette fois ? La dernière fois, les « normales » avaient franchement collé à la casserole. J’ai mis genre 20 mn à les décoller à l’huile de coude ! Hummm. Mais j’ai déjà mangé des pâtes il y a 2 jours. Bon, je prends du riz alors ? ».
Voilà. On en est à une dizaine de pensées, issues d’une seule. Et on les a toutes suivi : on a été chercher les pâtes au supermarché, en les visualisant sur l’étagère. On les a déjà cuisiné, et on peut déjà voir l’assiette fumante qui résulte de nos travaux de cuisine. Bref, on a vécu l’avenir, mais pas le présent.
Et au bout d’un moment certain : « Flûte, je suis sensée méditer là. Pffffff. J’arrive jamais à rien. C’est pas pour moi ce truc. Bon, allez, on se concentre. Sinon, j’ai quoi dans le placard ? ». And it’s on again…

meditation1« Allez paix intérieure, j’ai pas que ça à faire ! »

Dompter notre esprit sauvage

Alors, on peut tricher ! On peut utiliser plusieurs supports pour retenir cette attention baladeuse. Un mantra que l’on se répète inlassablement, une image mentale que l’on visualise, une couleur, un visage, un paysage, l’air qui entre et sort des narines, le ventre qui se gonfle et s’abaisse, ou la flamme d’une bougie que l’on fixe : peu importe, du moment qu’on ramène l’esprit sur ce support dès qu’il se fait la malle !
Vous verrez, au début, on ne fait que ça : ramener l’attention au support. Comme un chiot qui apprend à marcher avec la laisse, court au loin, et une fois au bout de la corde, revient vers vous.
Les Bouddhistes utilisent quant à eux l’image d’un éléphant et d’un singe : au début, l’éléphant est gris, le singe marron et les deux animaux courent bien loin devant nous. Ils sont maîtres à bord ! Et puis, à force d’efforts méditatifs et de domptage d’esprit sauvage, l’éléphant blanchit le singe devient rose (c’est un symbole hein) et marchent au pas. Mieux : ils marchent à nos côtés, et nous finissons tous ensemble dans le Nirvana.

meditation elephant blanc

Dessin : Parcours du méditant, avec son éléphant et son singe, jusqu’au Nirvana

Gérer le corps qui dit « flûte ! »

Assis sur un coussin, les jambes croisées, pendant 20, 30, 60 minutes… voire plus. Rapidement, le corps dit flûte, crotte de bique, tabernacle. Les épaules se mettent à peser bien lourd, le dos en a plus qu’assez de faire son office de colonne qui tient tout et veut juste se plier, les genoux s’enflamment, les pieds commencent à s’assoupir et du coup on se sent reposer sur du vide… Voilà qui occupe rapidement tout l’esprit, qui oublie d’un coup le contenu du frigo et cette sombre histoire de pâtes pour se concentrer sur cette douleur atroce au mollet gauche ! On est pas plus dans la méditation qu’avant, sauf que maintenant on ne réfléchit plus au dîner de ce soir : on est en pleine souffrance ! En réalité, notre tête exagère la sensation et la rend bien plus insupportable qu’elle n’est réellement. Ça semble facile de dire cela maintenant, alors que je suis confortablement assise devant mon ordinateur à taper ce texte… Et pourtant, c’est vrai : prenez le temps de regarder votre douleur en face, d’en percevoir la texture, et vous verrez qu’elle n’est pas (toujours) aussi méchante que ça. On ne vous demande pas d’être maso non plus : si la douleur est trop vive, alors ouf ! On a le droit de bouger, de secouer les jambes, voire de méditer sur une chaise, les mains sur les genoux !
Les bienfaits de s’assoire sur un coussin par rapport à la chaise ? On muscle le dos, on travaille sur l’ouverture des hanches, sur la souplesse de l’articulation des genoux et des chevilles. Sans compter qu’on a l’air tellement plus classe, tel un vrai yogi !

La grande leçon de la méditation

À certains moments, la méditation devient un truc magique. Je vous jure. On vit des « expériences ». Le problème, c’est qu’elles arrivent de nulle part et repartent comme elles sont venues. On cherche alors à les interpréter, à les faire revenir, à les revivre… En vain. La méditation, c’est l’apprentissage du lâcher-prise, l’acceptation du «ah mince alors je ne contrôle pas tout, et encore moins ma tête ? ». C’est ça, en fait, la première claque que nous met la méditation : on croit tout contrôler dans nos vies, et en fait, on ne sait même pas contrôler notre tête…

La douleur physique de l’assise est aussi une grande leçon : j’ai mal, très mal, mais je sais que je peux à tout moment délier mes jambes, les secouer, détendre ma nuque et mes épaules. La douleur est un état impermanent, temporaire, comme presque tout dans la vie.
Alors quand je traverse un moment difficile, douloureux de l’existence, je peux me souvenir de cela : flûte, ça pique vraiment beaucoup, mais ça va passer ! Après la pluie vient le beau temps, au bout du tunnel se trouve le soleil, etc etc etc. Qui n’a pas déjà pris l’avion par un jour grisounet et triste pour constater qu’au-dessus des nuages, le ciel est toujours bleu ? La méditation nous le prouve : au-delà de la douleur, notre intérieur est toujours calme et paisible, comme un grand tableau blanc sur lequel tout s’inscrit et s’efface.

On se lance ?

Tenté par l’aventure ? Dix minutes par jour suffisent ! C’est comme la course à pied : on commence tranquille, et on allonge la durée au fur et à mesure. Il existe en ligne moult méditations guidées, ainsi que des bouquins par centaine, pour mettre un premier pied à l’étrier.
Vous êtes plutôt adepte de « l’immersion totale » ? Vous êtes un vrai guerrier, prêt à vous regarder dans une glace non-stop ? Tentez donc la méditation Vipassana : 10 jours reclus du monde, dans un centre près d’Auxerre (ou ailleurs dans le monde !), sans téléphone ni musique ni cahier ni RIEN. Juste à méditer 10h par jour. Ça ne coûte rien, si ce n’est un don en fin de séjour pour permettre à de nouveaux cinglés de venir tenter eux aussi l’expérience. Je vous ferai un retour d’expérience très bientôt, si j’y survis !

Fleurs de Bach : la potion magique !

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Histoire d’un drôle de médecin champêtre

Fleurs de Bach… Ca sonne champêtre, bucolique et musical… On imagine aisément un petit air guilleret joué dans une prairie de pâquerettes. Pourtant, les Fleurs de Bach ont été créées par le Docteur Edward Bach, un British né en 1886. Un médecin généraliste, chirurgien, bactériologiste et homéopathe, qui a découvert pas moins de 7 vaccins homéopathiques au cours de sa carrière. Un truc un peu sérieux quoi.

Bach est un médecin pas tout à fait comme les autres : il ne traite pas seulement les symptômes, mais se met aussi en recherche de leurs causes et de leurs origines. Au lieu de se contenter de mettre un pansement sur le bobo du genou écorché, il cherche à comprendre pourquoi on est tombé de vélo… Pour que la chute ne se reproduise plus.
L’idée de sa démarche est aussi de rechercher un bien-être mental et des remèdes n’induisant aucun effet secondaire. En gros, un type qui a de l’ambition…

Fleurs de Bach : gouttes contre émotions fortes

Un beau jour d’été (en fait je ne sais pas, je brode là), Bach promène son chien et est interpellé par une fleur : l’Impatiente (c’est là que l’histoire vraie commence). Très réactive, elle projette ses graines au moindre effleurement : Bach a l’intuition qu’elle pourrait avoir une action apaisante sur certains de ses patients. Il en réalise alors une préparation qu’il va administrer à ses patients: c’est un succès immédiat.

En seulement quelques années (1928 – 1935), Bach va identifier 38 remèdes floraux dont les propriétés bénéfiques aideront à retrouver une harmonie intérieure, psychique et physique. Il met au point une méthode pour capter et préserver leurs principes actifs. Ses 38 essences de fleurs produites selon sa méthode sont connues aujourd’hui sous le nom de « fleurs de Bach ».

Chacun des 38 remèdes découverts par le Dr Bach s’adresse à une caractéristique ou une état émotionnel. Pour sélectionner lesquelles nous correspondent le mieux, il peut être malin d’aller voir un spécialiste. Ou bien de s’interroger soi, en se sondant : dans quel(s) état(s) émotionnel(s) je me trouve aujourd’hui ? Qu’est-ce qui ne va pas, qu’est-ce qui pourrait être amélioré ?

Une fois choisie(s), inutile de boire toute la bouteille d’un coup : on se contentera de 4 gouttes, prises 4 fois par jour en dehors des repas. On peut prendre les gouttes seules, ou bien les diluer dans de l’eau.
Une fois la bouteille terminée, on peut de nouveau faire le point : qu’est-ce qui a changé pour moi ? Ai-je encore besoin d’un coup de pouce ? Si oui, on peut reprendre les fleurs. Et si vraiment rien n’a changé, c’est peut-être qu’une autre solution serait plus efficace pour nous…

Et si c’était placebo ?

Certains détracteurs des Fleurs de Bach mettent en avant le manque de preuves scientifiques concernant l’efficacité de ces plantes pour décrédibiliser leurs actions. Ils évoquent notamment l’effet placebo pour justifier les effets positifs. Et alors, du moment que ça marche ? A chacun de faire sa propre expérience : acheter du Rescue, par exemple, ne coûte pas bien cher. Si ça apporte un soulagement quelconque, placebo ou pas, c’est bel et bien ce que l’on recherche ici 🙂

Rescue : La base de la base

Si vous partiez sur une île déserte, vous emmèneriez quoi ? Du Rescue, définitivement ! Ce petit spray magique est un allié de poids dans toute situation de stress ou de forte émotion : deux petits « pschits » dans la bouche (ou 4 gouttes sur la langue), et ça repart !

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La Fête du Lotus

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Le dimanche 5 juillet dernier (2015 donc), avec quelques amies, nous sommes parties dans le Tarn (département 81, capitale Albi pour le point géo) pour un dimanche plein de nature, de fleurs, de soleil (et de chaleur !).
Objectif : la Fête du Lotus !

En route, nous nous sommes arrêtées dans deux petits villages pleins de charme (Saint Lieu les Lavaur et Saint Sulpice), où l’on respire bien mieux qu’à la ville. Le calme, les cigales qui chantent, le vent dans les feuilles… Pique-nique sur une pelouse verdoyante aux abords d’un vieux lavoir… Petite église en briques rouges déserte avec ses gargouilles… Ambiance bucolique… En gros, un décor très XIXème siècle style peinture impressionniste (référence à Manet et son Déjeuner sur l’herbe ?). Ou bien décor de l’Amour est dans le pré sur M6, selon les références de chacun.

Le point de chute de cette journée a donc été la Fête du Lotus au Jardin des Martels. Un jardin magnifique, comme on en trouve plusieurs dans notre belle contrée. Un coin de verdure, d’évasion, où l’on se sent plus à Bali que dans la campagne tarnaise. Certes, je n’ai jamais mis les pieds à Bali, mais j’ai lu et vu Mange Prie Aime et j’ai une petite idée sur la question. Comme quoi, nul besoin de débourser des sommes folles pour s’offrir un brin de dépaysement !

La Fête du Lotus est l’occasion de célébrer la floraison de cette fleur magnifique et ô combien symbolique. Petite histoire courte (bien qu’il y aurait tellement plus à dire…) : le lotus prend racine dans la vase humide d’un bassin. Il a donc des origines peu esthétiques, et pourtant, sa tige se déploie et finit par donner des feuilles impressionnantes de rondeur, sans compter la fleur magnifique qui s’y épanouit. La métaphore humaine est alors facile : malgré la « vase » dans laquelle nous sommes tous enlisés (préjugés, normes, émotions négatives etc), nous avons tous la possibilité de transcender cette boue nauséabonde en s’étirant vers le haut, pour finalement atteindre « l’éveil » dont parlent les Bouddhistes – devenir notre propre fleur de lotus. Y a clairement du boulot, mais qui ne tente rien n’a rien 😉
De par sa beauté, la fleur de lotus symbolise la fertilité, la prospérité et la longévité. Et puisque ses graines vivent très longtemps, le lotus représente l’éternité de la vie…
Bref, le quart d’heure botanico-spirituel est maintenant terminé !

Cette fête du lotus amène une célébration de l’art asiatique, et notamment japonais : cérémonie du thé, calligraphie japonaise, atelier d’origami ou d’ikébana (arrangement floral) et bien plus encore… On a goûté au thé matcha, qui a le goût d’une soupe aux épinards (pas mal du tout, si on aime les épinards of course). Petite expérience exotique du jour, à raconter aux collègues lundi !

J’aime ces journées toute simples, dépaysantes, alors que l’on est à deux pas de chez soi.

Journée nature, respiration, ouverture, découverte. Un dimanche parfait en somme !

 

Une histoire poétique de bols

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Je ne saurai plus vous dire où est-ce que l’on m’a raconté cette histoire, et c’est finalement ce que j’aime le plus : ne plus savoir où, qui, comment, et se dire que cette histoire a toujours été là…

Il était une fois, ou plutôt il est toujours une fois, dans les monastères tibétains, chaque moine possède traditionnellement un bol (tibétain, qu’on peut faire  « chanter », pas Nesquik). Lors du décès de l’un d’eux, le rituel consiste à retourner son bol, comme pour marquer son départ, et ainsi pouvoir se remémorer sa présence au sein de la communauté. Et puis, un jour, le rituel s’est étendu : chaque soir, en quittant le temple, tous les moines (vivants, donc) retournent leur bol. Et chaque matin, lorsqu’ils entrent à nouveau dans le temple pour le premier office, ils le mettent de nouveau dans le bon sens. Pourquoi cette chorégraphie du bol ? L’un des concepts phare du bouddhisme tibétain, c’est la notion d’impermanence. Tout ce qui est composé de deux éléments ou plus est appelé à changer, voire à mourir. On y reviendra. Du coup, retourner son bol en partant le soir comme on le fait pour les défunts, c’est accepter la possibilité de ne jamais revenir dans le temple (et si ça arrive… pas de bol !). Parce qu’on ne sait jamais en réalité, ce que l’instant suivant nous amène… « La vie ne tient qu’à un fil »… Oh, je vous vois venir ! Non non, ça n’est pas déprimant !

Parce qu’au petit matin, remettre son bol dans le bon sens, c’est remercier la vie de ne pas nous avoir quitté ! Symboliquement, c’est aussi lui permettre de « remplir » ce bol, du style « hé la vie, voilà, je suis toujours là, mon bol est vide pour le moment, on y met quoi jusqu’à ce soir ? ». C’est ouvrir grand les bras à tout ce qui se présente, parce que la vie n’est jamais que ça : une succession d’instants et d’expériences 🙂

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