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La posture de l’arbre, pour s’ancrer

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En ce moment, du fait de cette sombre actualité qui tourne en boucle, notre tête a tendance à partir un peu dans tous les sens. Peur, colère, déni, morosité… On ressasse les images, les témoignages, les faits. On analyse, on dissèque, on commente, on compare, on extrapole, on prévoit.
Et le corps dans tout ça ?

La posture de l’Arbre (Vrikshâsana pour les intimes) sert justement à s’ancrer, à revenir à la terre. Déjà parce qu’on « fait » comme l’arbre, qui peut plier mais ne rompt pas (Fluctuat nec Mergitur en quelque sorte… Comme la devise de la ville de Paris). Mais aussi parce que c’est une posture d’équilibre (simple), et qu’elle engage tous les muscles en plus de l’attention : impossible de (trop) réfléchir lorsqu’on pratique l’arbre, sous peine de se vautrer !
Alors pour faire travailler le corps tout en reposant la roue de hamster qui nous sert de cerveau, l’arbre est un allié parfait, même si nous sommes de grands débutants !

Les étapes de la posture

1 / On se place debout, les pieds joints.
2/ On lève le pied droit, qui vient se poser contre la cheville gauche, le mollet gauche ou contre l’aine gauche, en fonction de la souplesse et du niveau de difficulté souhaité.
3 / On place les mains jointes devant le cœur, comme pour dire Namasté.  arbre3

 Comme ça mais avec les yeux ouverts pour éviter de choir

4 / Lorsque l’on se sent stable dans cette position, on peut lever les mains vers le haut, toujours jointes, comme un arbre ferait pousser ses branches vers le ciel.
5 / On maintient la position aussi longtemps qu’on veut (et peut !).
6 / Pour redescendre, on abaisse les mains au niveau du cœur, puis on fait redescendre doucement le pied droit vers le sol, avec contrôle, grâce et style (pas toujours super évident).
Note : avant d’entamer la posture avec le pied gauche, on peut secouer légèrement les jambes pour éviter les fourmillements.
7 / On répète l’exercice avec le pied gauche.

L’astuce pour ne pas tomber : fixer un point au loin, se concentrer. Les pensées s’arrêtent, le temps est suspendu : bé-a-ti-tu-de messieurs dames !

arbre4 Regardez comme cette petite dame est contente ! 😉

Pendant la posture, on se concentre sur la respiration calme et on cherche à ressentir le poids du corps dans le pied qui est resté au sol.
On peut aussi imaginer que de longues racines partent de dessous le pied qui se trouve au sol et rejoignent le centre de la terre… Visualiser un arbre, serein et stable, rassurant… Tout cela amène une sensation d’ancrage et de paix !

Les bienfaits de l’arbre ?

  • La posture augmente le pouvoir de concentration
  • Cette concentration vient nettoyer l’esprit de toutes les pensées, et amène une sensation d’apaisement
  • On travaille l’équilibre
  • On fortifie la musculature des pieds, qui se retrouvent seuls à porter tout le poids du corps
  • La posture est excellente pour stimuler les organes digestifs (une astuce post-réveillon ?)

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Collioure & Cadaquès : entre mer et montagne

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Les voyages ne commencent pas lorsque l’on arrive à destination. Ils commencent dès que l’ont quitte la maison… C’est à partir du moment où nous fermons la porte de chez nous que l’inconnu peut dérouler son tapis rouge. Certes, l’invention du GPS aide à réduire un peu l’inconnu de la route à suivre (pour peu qu’il n’y a pas de chemin de campagne à prendre !), mais pour le reste… On est sûr de rien !

La route pour rejoindre Collioure fait partie intégrante du voyage. Elle file à travers une campagne vallonnée, puis longe la mer, avant de créer la surprise avec l’apparition majestueuse des Pyrénées (et du Mont Canigou si je ne m’abuse ?) encore enneigée à l’horizon. On en prend plein les yeux !
L’arrivée dans la petite ville se fait par une petite route serpentante, secrète, à travers les vignobles. On voit poindre la mer bleue tout au fond, mais pour le moment c’est la verdure qui domine !
Et puis une fois qu’on a trouvé à se garer gratuitement (défi de tout visiteur), on peut profiter de ce petit bout de paradis…
Paysage magnifique, plages paisibles, eaux turquoises, restaurants délicieux (hummmm les moules à l’aïoli !!!) et paix absolue. Le seul hic ? On est pas les seuls à vouloir venir au paradis : mieux vaut venir hors saison 😉

La route se poursuit, en longeant la côte, en s’arrêtant pour admirer le paysage. En mode 30 km/heure, 3 plombes pour faire quelques bornes et alors ? On est pas pressés !!! Comment faire autrement lorsque la route est si sinueuse, quand chaque virage révèle une vue à couper le souffle ? C’est en cela que ce trajet est une belle leçon de vie : ralentis et prends le temps d’admirer le paysage plutôt que de fonçer… Le fameux « Smile, breathe and go slowly » du grand sage zen Thich Nhat Hanh. « Souris, respire et va doucement »… Alors oui, vous arriverez moins vite à destination, mais souvenez-vous que le voyage commence à l’instant où vous quittez votre chez vous 😉

Frontière espagnole. Route unique et montagneuse. Arrivée douce à Cadaquèz, ville de maisons blanches en bord de mer, à côté de laquelle a résidé l’étonnant et truculent Salvador Dali, dans sa maison de pêcheurs de Port Lligat. Pensez bien à réserver plusieurs jours avant d’y aller : le lieu ne se visite qu’en tout petit groupe, et c’est un endroit couru ! Il faut dire qu’on est pas déçu du voyage : l’originalité et la folie créatrice, c’est Dali !

Voici quelques photos…