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Mantra : un truc de hippie ?

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Répètes-toi ces mots comme un mantra”. Mantra = phrase sympathique à se répéter pour amener la pensée positive, la « zen attitude », se sortir d’un mauvais pas, stopper les angoisses ? Comme un genre de méthode Coué ? Un truc de hippie qu’on fume avec un joint aux herbes de Provence ? Retour sur un terme fourre-tout !

« Mantra« , c’est un mot composé de deux syllabes : « man », ou la racine du mot « esprit » en sanskrit et « tra », racine du mot « instrument ». Un instrument de l’esprit, qui crée un son dont la vibration nous permet d’entrer en nous-même… et d’explorer ce territoire finalement bien mal connu. C’est un outil du Yoga, qui cherche l’union entre soi et l’Univers ! (lire Yoga : Mot compte triple).

cropped-cropped-vibration-imageUne vibration !

Rendez-vous en terre (très) inconnue : Nous-Même-Land !

Le mantra, c’est avant tout un son, une vibration. La bouche se forme, les cordes vocales se tendent, les poumons se remplissent et… le son s’élève (toutes les explications hautement scientifiques de ce phénomène dans l’article La magie de la musique). Il agit donc sur le corps physique, en détendant le diaphragme, les épaules, le visage, le ventre…
La vibration vient aussi détendre le mental, qui s’arrête de tourner dans sa roue de hamster pendant quelques instants (enfin !) pour se concentrer sur ce son qui monte des profondeurs du corps. Et le côté répétitif de la récitation en boucle du mantra vient « rassurer » : dans une situation stressante, le réciter mentalement ou à voix basse permet de revenir en soi. Comme une berceuse. D’un coup, c’est comme si on avait mis une cape d’invisibilité ! Les circonstances dérangeantes alentour nous paraissent moins menaçantes, moins difficiles à gérer.
Au-delà de la gestion des émotions, le mantra peut venir soutenir la méditation, et ça, y en a franchement besoin (voire l’article La méditation, ce truc horrible…). Il vient donner un support à l’attention et permet de se recentrer dès que l’esprit part à vau-l’eau en vadrouille.

Le mantra est aussi pratiqué dans le but d’élever l’âme, comme la récitation d’un Ave Maria, d’un Notre Père. Sauf que le mantra est souvent plus court : il s’agit d’une phrase ou deux, répétées en boucle.
L’âme s’élève grâce à la vibration, mais également grâce aux paroles du mantra, qui ont une signification profonde et positive, pour ne pas dire divine.  Les mantras sont donc des « chansons à texte » inspirantes ! Ah oui, par contre, petit détail : les mantras venus d’Orient sont en sanskrit ou en tibétain ! Dans les deux cas, il faut bien avouer que le fait de se concentrer sur la prononciation de ces vocables exotiques sollicite légèrement la concentration, qui donc ne peut point partir divaguer du côté de la sempiternelle question : « qu’est-ce qu’on mange ce soiiiiir ? ». Lire La méditation, ce truc horrible…).

arielleArielle Dombasle, dans le film Un indien dans la ville

Tina Turner… Yeah !

Le mantra, c’est vrai que ça fait un peu hippie dans l’inconscient collectif. On revoit tous Arielle Dombasle en mode nunuche dans le film « Un indien dans la ville », qui récite son mantra profond « un cercle est un carré, un carré est un cercle » de manière si inspirée pour faire face aux petits (gros ?) tracas causés par Mimisiku.
Brisons ce stéréotype en découvrant un mantra sanskrit bien connu, Sarvesham, repris par Tina Turner (si si !) !

tinaturner

Voici les paroles originales…

Om Om Om,

Sarvesham Svastir Bhavatu,

Sarvesham Shantir Bhavatu,

Sarvesham Poornam Bhavatu,

Sarvesham Mangalam Bhavatu,

Om, Shanti, Shanti, Shanti.

… et la traduction !

« Om. Puisse le bien-être, la complétude et la tranquillité, le bonheur et la prospérité être réalisés par tous. Paix, paix, paix »
C’est beau non ?

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Sortez les arrosoirs : ici on cultive la gratitude !

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On a tous eu, avons et aurons des tuiles dans la vie, c’est un fait inhérent à l’existence : recevoir une crotte de pigeon sur la tête, se cogner dans un poteau, reculer en voiture et « effleurer un blockhaus par inadvertance » (100% vécu)… Ou bien plus grave aussi…
Et pourtant… Pourtant, nous faisons partie des personnes les plus chanceuses de la planète.

« Si tu as de la nourriture dans ton frigo, des vêtements sur ton dos, un toit au-dessus de ta tête et un endroit où dormir, tu es plus riche que 75% de la population mondiale. » De quoi relativiser un peu…

gratitude

Sommes-nous nés bien lotis ?
Le fait d’être né(e) dans un pays paisible, d’avoir un endroit où s’abriter, de quoi se nourrir et se laver, le fait d’être allé à l’école… Le fait d’être libre, au moins un petit peu, de vivre la vie que nous voulons ! Ça nous paraît évident, acquis, et pourtant il suffit de sortir du territoire pour se rendre compte de la richesse qui est la nôtre.
Je me rappelle de cette rencontre au Népal, dans un village très reculé du Téraï où je soutiens financièrement une petite communauté via une association. J’y ai rencontré une famille, qui vivait dans le dénuement le plus total (comme toutes les autres familles autour). Une petite maison en terre battue, de 15 mètres carré tout au plus, avec un toit de paille. A l’intérieur, deux planches surélevées : l’une faisant office de couchage pour les parents, l’autre pour les trois enfants. Dans un coin de la pièce, un petit monticule de terre, qui sert à poser la bouilloire ou une vieille casserole. Bref, l’image d’Epinal de la pauvreté, style Les Misérables mais en plus exotique. Et pourtant, quelle richesse dans ce village ! Des sourires jusqu’aux oreilles, du temps passé ensemble à chanter au coin du feu et à se raconter des histoires qui font peur et rire, des rituels sacrés qui ouvrent le cœur…
En Occident, la plupart d’entre nous a tout et plus encore. On a surtout le choix : le choix de notre métier, de notre compagnon de vie, de notre ville de résidence, des vêtements que l’on porte, de la marque de notre lave-vaisselle… Pourtant, à côté, notre société est souvent un peu pauvre, du moins en apparence : on sombre souvent dans le matérialisme et le « plus blanc que blanc » ou « plus vite plus fort plus neuf » ou encore le « mieux que mieux ». Dans cette course effrénée, le temps passé à sourire dans le métro ou à s’asseoir sur un banc pour regarder le monde vivre se fait tout riquiqui… Les soirées à raconter des histoires au coin du feu ? Euh… Ça n’arrive pas super souvent. À vrai dire, j’ai un coin, mais pas de cheminée.

L’idée ici n’est pas de s’auto-flageller et de s’arrêter de vouloir. Si nous sommes nés dans ces conditions, libérés en partie des contraintes de base (se loger, manger, boire), c’est qu’on a quelque chose à en apprendre ! L’idée de la gratitude, c’est simplement de reconnaître toutes ces petites choses qui font notre confort quotidien, de ne pas les considérer comme « normales » ou « acquises » : c’est un grand pas vers le bonheur que de se dire qu’on a déjà tout 🙂

gratitude2Alors concrètement, on fait comment ?
La gratitude peut commencer dès qu’on ouvre un œil le matin… Chouette alors, je suis vivant ! Encore une journée offerte pour vivre pleinement (lire la petite histoire poétique des bols des moines tibétains) !

On peut remercier le soleil de nous réveiller de ses doux rayons (en ce mois d’octobre, c’est vrai qu’il fait souvent la grasse mat’, mais alors on peut sourire aux étoiles !). On peut remercier la vie d’avoir placé dans notre lit un partenaire auprès de qui il est bon d’ouvrir les yeux (sinon, d’avoir un chat qui fait ses griffes sur notre pyjama), on peut remercier notre estomac d’avoir envie d’un petit déjeuner savoureux !

Et ce mantra du « merci » peut se prononcer tout au long de la journée… Avant de manger (du même style que la prière de grâce), où l’on remercie de pouvoir se régaler ! On peut aussi prendre quelques instants pour remercier lorsqu’on boit un verre en terrasse entre amis, parce que le moment est doux, insouciant et convivial… Ou lorsque l’on regarde un coucher de soleil, œuvre d’art naturelle et éphémère dont nous sommes témoins !

On peut aussi remercier au moment de la fin d’une belle chose… « Bien souvent, tu pleures parce que tu as été heureux ». La fin des vacances, le départ de quelqu’un… La tristesse nait de ce qu’on a été heureux : ne vaut-il mieux pas être triste ainsi, que de ne rien vivre du tout ?

Enfin, on peut prendre quelques instants avant de s’endormir le soir pour remercier la vie de la journée passée : même si elle a été particulièrement difficile, on trouve toujours un petit moment de lumière à célébrer… Attention, l’exercice amène à tirer vers l’optimisme et le contentement ! Préparons psychologiquement nos concitoyens râleurs 😉

Bref, prenez le temps de remercier, sans modération ! Petit à petit, on se rend compte que tout, absolument tout, a quelque chose à nous apporter. Les bons moments comme les moins bons. S’il y a un côté obscur de la force, l’autre côté se doit d’être lumineux 🙂

Et pour conclure, sachez que « Si vous pouvez lire ce message, vous êtes plus chanceux que les 3 milliards de personnes qui ne savent pas lire… ».
Et merci de prendre le temps de me lire ! 🙂

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La magie de la musique

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« La musique, c’est un cadeau de la vie. Ça existe pour consoler. Pour récompenser. Ça aide à vivre. »
Michel Tremblay

Crédit : letribunaldunet.frCrédit : letribunaldunet.fr

Pousser la chansonnette pour être en super forme !

Pousser la chansonnette dans la douche, ou lorsqu’on passe l’aspirateur, surtout lorsqu’on passe l’aspirateur, car le bruit couvre notre voix : voilà un petit bonheur tout simple, qui pourrait paraître basique, mais qui pourtant à de grandes vertus pour l’organisme (à défaut, peut-être, d’en avoir pour les oreilles du voisin) !

Chanter, c’est actionner toute une machinerie interne : la respiration d’abord, avec le remplissage des poumons, l’ouverture de la colonne d’air, la contraction du diaphragme et des abdominaux, la contraction des muscles du visage, le travail des cordes vocales, tout cela pour sortir le son le plus juste possible… Passionnant !

Saviez-vous que chanter tonifie AUSSI les abdos ? Ça changera des gainages qui nous rendent rouges comme des tomates. Voilà de quoi nous motiver…

Au-delà de ça, le fait de chanter permet de relâcher les tensions du cou, si typiques de nous autres travailleurs sédentaires sur ordinateur… Et de détendre le mental !

singing in the rain!Cliquez sur la photo pour danser sous la pluie !

La musique pour accompagner l’émotion du moment

Il ne faudrait pas oublier le formidable catharsis que la musique offre : si on se sent triste, chanter une chanson à la mélodie et au texte mélancoliques permet de faire sortir l’émotion, de vider le trop-plein de sentiments négatifs…
A l’inverse, chanter une chanson très gaie, entraînante, voire esquisser quelques pas de danse, nous met dans une humeur légère et délicieuse pour un bon moment.We_Can_Do_It

Pour ma part, je sais qu’à un moment où j’ai besoin de force et de courage, à la veille d’un évènement stressant, j’aime écouter et chantonner des chansons de « winneuse » : quelque chose de dynamique, souvent avec une voix féminine puissante, qui me donne envie de foncer et de me surpasser par un processus d’identification qui demeure encore mystérieux à ce jour.

A l’inverse, pour me détendre, rien de tel qu’un petit piano-guitare-violon, avec des voix caressantes : dodo garantit !

Et vous, qu’aimez-vous écouter ou chanter ?

Une winneuse américaine

Petit exercice pour grands effets

S’assoir dans une position confortable, le dos droit. Fermer les yeux.
Chanter 3 séries de « A », sur toute la durée de l’expiration, en articulant bien le son.
Faire la même chose avec « E », « I », « U ».
Terminer avec « OM », 3 fois également.

Chaque son vient faire vibrer une partie du corps en particulier. Le fait de chanter sur toute la durée de l’expiration s’apparente à un pranayama (exercice de respiration en yoga) : le souffle devient plus profond, plus ancré, et détend l’ensemble du système nerveux. Dans le même temps, il vient calmer le mental et permet d’avoir une vision plus claire. Un joli préliminaire pour une méditation, à  essayer sans modération !

Rituel d’automne

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Bienvenue à toi, automne ! Tu pointes le bout de ton nez avec un soleil plus doux, des feuilles qui rougissent, de la pluie qui rafraîchit le bitume… Et tu nous donnes envie de coocooner 🙂

Selon la médecine indienne traditionnelle (l’Ayurveda), vieille de… euuuh très longtemps (les textes fondateurs, les Vedas, remonteraient au second millénaire avant Jésus-Christ !), l’automne est une saison basée sur l’élément air (vata).
Notre petit rituel s’axe là-dessus !

AutomneJambes

Voici un petit rituel d’automne pour se chouchouter, à répéter tous les jours sans modération 🙂

On ralentit
L’été, on alterne très facilement la farniente et la suractivité : il faut dire que le soleil nous donne des ailes ! Voir des amis, aller courir sur la plage, improviser un pique-nique dans un parc… On reste rarement seul chez soi !
L’automne annonce l’arrivée de l’hiver, et amène des envies inverses : le besoin de se poser, de ralentir le rythme, de prendre le temps de boire un thé chaud avec des grosses chaussettes aux pieds… Bref, l’envie de se préparer à l’hiver, en ralentissant le métabolisme, comme les animaux qui vont entrer en hibernation.
L’idée ? Prendre du temps pour soi ! Se réserver du temps toutes les semaines pour lire, aller au hammam, aller de promener en forêt, faire un goûter avec des amis, bien au chaud… Et regarder les feuilles tomber 😉

On se papouille
Après la caresse du soleil estival, on a encore envie de prendre soin de son corps, même s’il a repris sa couleur initiale, en version non bronzée… Notre meilleure aliée ? L’huile de sésame, qui diminue l’excès d’air (vata) et stimule le feu (pitta). Oui oui, celle qu’on peut aussi mettre dans nos salades ! Elle est multi-fonctions 😉 On peut y ajouter de l’huile essentielle d’orange pour un côté encore plus dessert 😉
Si on n’a pas trop de temps, on peut se contenter de se masser les mains (surtout les paumes, ce qui active plusieurs points de réflexologie et revient à traiter tout le corps) et/ou les pieds (même chose). Si on est large, on peut aller jusqu’à masser le cuir chevelu, le visage, et l’ensemble du corps. On laisse pénétrer un peu et hop, sous la douche !

On passe en cuisine
Au saut du lit, la recette santé est simple : eau chaude et citron (1/2 citron pressé dans une tasse d’eau chaude). Ce dernier contient des vitamines et des minéraux qui aident à libérer les toxines du tube digestif.

Puisque l’automne est la saison de l’air, on peut être sujet à des ballonnements, des gaz… Pas très glamour ! Et comme il faut également stimuler le feu digestif, on a l’arme fatale, qui fait les 2 en 1 : le cumin ! Il facilite la digestion et diminue l’excédent d’air : au top !
Alors on y va franco : on en saupoudre sur les plats, ou bien on en fait infuser dans de l’eau chaude, comme une tisane.

L’automne, c’est aussi l’arrivée de tout un tas de super légumes sur les étals : les patates douces, les courges, les betteraves, les carottes, les radis, les navets, les choux en tout genre… On en use et on en abuse pour donner à notre corps de quoi faire face aux variations climatiques !

On prépare son intérieur pour l’hibernation
L’automne et l’hiver sont souvent synonymes de journées passées chez soi au chaud sans trop sortir son nez dehors (selon la force des intempéries de la région !). Comme l’ours qui se prépare à hiberner doit sans aucun doute peaufiner la déco de sa tannière, nous aussi, on relooke notre intérieur pour la saison ! Nul besoin d’appeler Valérie Damidot (de Déco sur M6) ni de vider son portefeuille chez Ikéa : on investira simplement dans quelques bougies, parfums d’intérieur, plaid ou coussin chaud… Ou tout autre chose qui peut rendre votre cocon douillet, chaleureux et accueillant !

On met de la couleur dans le quotidien
Selon l’Ayurveda, tout dans l’univers dégage une énergie particulière, et les couleurs n’échappent pas à cela. L’automne est une saison plutôt froide : la bonne nouvelle, c’est qu’en se tournant vers des coloris riches et joyeux, tels que les jaunes, oranges et rouges, on peut se réchauffer de l’intérieur ! La nature le fait déjà, il suffit de regarder les feuilles 😉
L’occasion de favoriser les teintes chaudes dans sa garde-robe et son habitat, voire sur notre palette si l’on décide de se mettre à la peinture par un après-midi pluvieux !

Bel automne à tous 🙂

Merci aux sites suivants qui m’ont inspirée dans l’écriture de cet article :
http://www.yogamag.info/dir/conseils-ayurvediques-automne/
http://www.institutdesanteintegrative.com/

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