La posture de l’arbre, pour s’ancrer

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En ce moment, du fait de cette sombre actualité qui tourne en boucle, notre tête a tendance à partir un peu dans tous les sens. Peur, colère, déni, morosité… On ressasse les images, les témoignages, les faits. On analyse, on dissèque, on commente, on compare, on extrapole, on prévoit.
Et le corps dans tout ça ?

La posture de l’Arbre (Vrikshâsana pour les intimes) sert justement à s’ancrer, à revenir à la terre. Déjà parce qu’on « fait » comme l’arbre, qui peut plier mais ne rompt pas (Fluctuat nec Mergitur en quelque sorte… Comme la devise de la ville de Paris). Mais aussi parce que c’est une posture d’équilibre (simple), et qu’elle engage tous les muscles en plus de l’attention : impossible de (trop) réfléchir lorsqu’on pratique l’arbre, sous peine de se vautrer !
Alors pour faire travailler le corps tout en reposant la roue de hamster qui nous sert de cerveau, l’arbre est un allié parfait, même si nous sommes de grands débutants !

Les étapes de la posture

1 / On se place debout, les pieds joints.
2/ On lève le pied droit, qui vient se poser contre la cheville gauche, le mollet gauche ou contre l’aine gauche, en fonction de la souplesse et du niveau de difficulté souhaité.
3 / On place les mains jointes devant le cœur, comme pour dire Namasté.  arbre3

 Comme ça mais avec les yeux ouverts pour éviter de choir

4 / Lorsque l’on se sent stable dans cette position, on peut lever les mains vers le haut, toujours jointes, comme un arbre ferait pousser ses branches vers le ciel.
5 / On maintient la position aussi longtemps qu’on veut (et peut !).
6 / Pour redescendre, on abaisse les mains au niveau du cœur, puis on fait redescendre doucement le pied droit vers le sol, avec contrôle, grâce et style (pas toujours super évident).
Note : avant d’entamer la posture avec le pied gauche, on peut secouer légèrement les jambes pour éviter les fourmillements.
7 / On répète l’exercice avec le pied gauche.

L’astuce pour ne pas tomber : fixer un point au loin, se concentrer. Les pensées s’arrêtent, le temps est suspendu : bé-a-ti-tu-de messieurs dames !

arbre4 Regardez comme cette petite dame est contente ! 😉

Pendant la posture, on se concentre sur la respiration calme et on cherche à ressentir le poids du corps dans le pied qui est resté au sol.
On peut aussi imaginer que de longues racines partent de dessous le pied qui se trouve au sol et rejoignent le centre de la terre… Visualiser un arbre, serein et stable, rassurant… Tout cela amène une sensation d’ancrage et de paix !

Les bienfaits de l’arbre ?

  • La posture augmente le pouvoir de concentration
  • Cette concentration vient nettoyer l’esprit de toutes les pensées, et amène une sensation d’apaisement
  • On travaille l’équilibre
  • On fortifie la musculature des pieds, qui se retrouvent seuls à porter tout le poids du corps
  • La posture est excellente pour stimuler les organes digestifs (une astuce post-réveillon ?)

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Mantra : un truc de hippie ?

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Répètes-toi ces mots comme un mantra”. Mantra = phrase sympathique à se répéter pour amener la pensée positive, la « zen attitude », se sortir d’un mauvais pas, stopper les angoisses ? Comme un genre de méthode Coué ? Un truc de hippie qu’on fume avec un joint aux herbes de Provence ? Retour sur un terme fourre-tout !

« Mantra« , c’est un mot composé de deux syllabes : « man », ou la racine du mot « esprit » en sanskrit et « tra », racine du mot « instrument ». Un instrument de l’esprit, qui crée un son dont la vibration nous permet d’entrer en nous-même… et d’explorer ce territoire finalement bien mal connu. C’est un outil du Yoga, qui cherche l’union entre soi et l’Univers ! (lire Yoga : Mot compte triple).

cropped-cropped-vibration-imageUne vibration !

Rendez-vous en terre (très) inconnue : Nous-Même-Land !

Le mantra, c’est avant tout un son, une vibration. La bouche se forme, les cordes vocales se tendent, les poumons se remplissent et… le son s’élève (toutes les explications hautement scientifiques de ce phénomène dans l’article La magie de la musique). Il agit donc sur le corps physique, en détendant le diaphragme, les épaules, le visage, le ventre…
La vibration vient aussi détendre le mental, qui s’arrête de tourner dans sa roue de hamster pendant quelques instants (enfin !) pour se concentrer sur ce son qui monte des profondeurs du corps. Et le côté répétitif de la récitation en boucle du mantra vient « rassurer » : dans une situation stressante, le réciter mentalement ou à voix basse permet de revenir en soi. Comme une berceuse. D’un coup, c’est comme si on avait mis une cape d’invisibilité ! Les circonstances dérangeantes alentour nous paraissent moins menaçantes, moins difficiles à gérer.
Au-delà de la gestion des émotions, le mantra peut venir soutenir la méditation, et ça, y en a franchement besoin (voire l’article La méditation, ce truc horrible…). Il vient donner un support à l’attention et permet de se recentrer dès que l’esprit part à vau-l’eau en vadrouille.

Le mantra est aussi pratiqué dans le but d’élever l’âme, comme la récitation d’un Ave Maria, d’un Notre Père. Sauf que le mantra est souvent plus court : il s’agit d’une phrase ou deux, répétées en boucle.
L’âme s’élève grâce à la vibration, mais également grâce aux paroles du mantra, qui ont une signification profonde et positive, pour ne pas dire divine.  Les mantras sont donc des « chansons à texte » inspirantes ! Ah oui, par contre, petit détail : les mantras venus d’Orient sont en sanskrit ou en tibétain ! Dans les deux cas, il faut bien avouer que le fait de se concentrer sur la prononciation de ces vocables exotiques sollicite légèrement la concentration, qui donc ne peut point partir divaguer du côté de la sempiternelle question : « qu’est-ce qu’on mange ce soiiiiir ? ». Lire La méditation, ce truc horrible…).

arielleArielle Dombasle, dans le film Un indien dans la ville

Tina Turner… Yeah !

Le mantra, c’est vrai que ça fait un peu hippie dans l’inconscient collectif. On revoit tous Arielle Dombasle en mode nunuche dans le film « Un indien dans la ville », qui récite son mantra profond « un cercle est un carré, un carré est un cercle » de manière si inspirée pour faire face aux petits (gros ?) tracas causés par Mimisiku.
Brisons ce stéréotype en découvrant un mantra sanskrit bien connu, Sarvesham, repris par Tina Turner (si si !) !

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Voici les paroles originales…

Om Om Om,

Sarvesham Svastir Bhavatu,

Sarvesham Shantir Bhavatu,

Sarvesham Poornam Bhavatu,

Sarvesham Mangalam Bhavatu,

Om, Shanti, Shanti, Shanti.

… et la traduction !

« Om. Puisse le bien-être, la complétude et la tranquillité, le bonheur et la prospérité être réalisés par tous. Paix, paix, paix »
C’est beau non ?

Sortez les arrosoirs : ici on cultive la gratitude !

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On a tous eu, avons et aurons des tuiles dans la vie, c’est un fait inhérent à l’existence : recevoir une crotte de pigeon sur la tête, se cogner dans un poteau, reculer en voiture et « effleurer un blockhaus par inadvertance » (100% vécu)… Ou bien plus grave aussi…
Et pourtant… Pourtant, nous faisons partie des personnes les plus chanceuses de la planète.

« Si tu as de la nourriture dans ton frigo, des vêtements sur ton dos, un toit au-dessus de ta tête et un endroit où dormir, tu es plus riche que 75% de la population mondiale. » De quoi relativiser un peu…

gratitude

Sommes-nous nés bien lotis ?
Le fait d’être né(e) dans un pays paisible, d’avoir un endroit où s’abriter, de quoi se nourrir et se laver, le fait d’être allé à l’école… Le fait d’être libre, au moins un petit peu, de vivre la vie que nous voulons ! Ça nous paraît évident, acquis, et pourtant il suffit de sortir du territoire pour se rendre compte de la richesse qui est la nôtre.
Je me rappelle de cette rencontre au Népal, dans un village très reculé du Téraï où je soutiens financièrement une petite communauté via une association. J’y ai rencontré une famille, qui vivait dans le dénuement le plus total (comme toutes les autres familles autour). Une petite maison en terre battue, de 15 mètres carré tout au plus, avec un toit de paille. A l’intérieur, deux planches surélevées : l’une faisant office de couchage pour les parents, l’autre pour les trois enfants. Dans un coin de la pièce, un petit monticule de terre, qui sert à poser la bouilloire ou une vieille casserole. Bref, l’image d’Epinal de la pauvreté, style Les Misérables mais en plus exotique. Et pourtant, quelle richesse dans ce village ! Des sourires jusqu’aux oreilles, du temps passé ensemble à chanter au coin du feu et à se raconter des histoires qui font peur et rire, des rituels sacrés qui ouvrent le cœur…
En Occident, la plupart d’entre nous a tout et plus encore. On a surtout le choix : le choix de notre métier, de notre compagnon de vie, de notre ville de résidence, des vêtements que l’on porte, de la marque de notre lave-vaisselle… Pourtant, à côté, notre société est souvent un peu pauvre, du moins en apparence : on sombre souvent dans le matérialisme et le « plus blanc que blanc » ou « plus vite plus fort plus neuf » ou encore le « mieux que mieux ». Dans cette course effrénée, le temps passé à sourire dans le métro ou à s’asseoir sur un banc pour regarder le monde vivre se fait tout riquiqui… Les soirées à raconter des histoires au coin du feu ? Euh… Ça n’arrive pas super souvent. À vrai dire, j’ai un coin, mais pas de cheminée.

L’idée ici n’est pas de s’auto-flageller et de s’arrêter de vouloir. Si nous sommes nés dans ces conditions, libérés en partie des contraintes de base (se loger, manger, boire), c’est qu’on a quelque chose à en apprendre ! L’idée de la gratitude, c’est simplement de reconnaître toutes ces petites choses qui font notre confort quotidien, de ne pas les considérer comme « normales » ou « acquises » : c’est un grand pas vers le bonheur que de se dire qu’on a déjà tout 🙂

gratitude2Alors concrètement, on fait comment ?
La gratitude peut commencer dès qu’on ouvre un œil le matin… Chouette alors, je suis vivant ! Encore une journée offerte pour vivre pleinement (lire la petite histoire poétique des bols des moines tibétains) !

On peut remercier le soleil de nous réveiller de ses doux rayons (en ce mois d’octobre, c’est vrai qu’il fait souvent la grasse mat’, mais alors on peut sourire aux étoiles !). On peut remercier la vie d’avoir placé dans notre lit un partenaire auprès de qui il est bon d’ouvrir les yeux (sinon, d’avoir un chat qui fait ses griffes sur notre pyjama), on peut remercier notre estomac d’avoir envie d’un petit déjeuner savoureux !

Et ce mantra du « merci » peut se prononcer tout au long de la journée… Avant de manger (du même style que la prière de grâce), où l’on remercie de pouvoir se régaler ! On peut aussi prendre quelques instants pour remercier lorsqu’on boit un verre en terrasse entre amis, parce que le moment est doux, insouciant et convivial… Ou lorsque l’on regarde un coucher de soleil, œuvre d’art naturelle et éphémère dont nous sommes témoins !

On peut aussi remercier au moment de la fin d’une belle chose… « Bien souvent, tu pleures parce que tu as été heureux ». La fin des vacances, le départ de quelqu’un… La tristesse nait de ce qu’on a été heureux : ne vaut-il mieux pas être triste ainsi, que de ne rien vivre du tout ?

Enfin, on peut prendre quelques instants avant de s’endormir le soir pour remercier la vie de la journée passée : même si elle a été particulièrement difficile, on trouve toujours un petit moment de lumière à célébrer… Attention, l’exercice amène à tirer vers l’optimisme et le contentement ! Préparons psychologiquement nos concitoyens râleurs 😉

Bref, prenez le temps de remercier, sans modération ! Petit à petit, on se rend compte que tout, absolument tout, a quelque chose à nous apporter. Les bons moments comme les moins bons. S’il y a un côté obscur de la force, l’autre côté se doit d’être lumineux 🙂

Et pour conclure, sachez que « Si vous pouvez lire ce message, vous êtes plus chanceux que les 3 milliards de personnes qui ne savent pas lire… ».
Et merci de prendre le temps de me lire ! 🙂

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Méditation, ce truc horrible…

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Méditation en entreprise, méditation pour la prise de décision, méditation pour mieux se soigner… Apparemment, la méditation, c’est un truc à la mode, et ça marche super bien. Ce qu’on ne vous DIT PAS, c’est que ça semble simple quand on écoute quelqu’un en parler, mais qu’en réalité, s’asseoir sur un coussin et « observer ses pensées sans les suivre », c’est juste affreux. Limite infaisable, surtout lorsque l’on a (comme tout le monde), environ 37 982 pensées à la seconde qui nous poussent – je dirais même, qui nous exhortent – à les suivre.
Un p’tit tour dans le sac de noeuds qui nous sert de cerveau         Capture

Voici un exemple concret et précis : une première pensée se présente, celle de notre frigo vide. Tout un monologue fascinant s’engage alors. « Mince, non, il reste quand même 2 tomates dedans. Bon, ça peut faire une sauce. Mais du coup, il me faudrait des herbes, des épices pour l’agrémenter, et des pâtes. Je prends des sans gluten cette fois ? La dernière fois, les « normales » avaient franchement collé à la casserole. J’ai mis genre 20 mn à les décoller à l’huile de coude ! Hummm. Mais j’ai déjà mangé des pâtes il y a 2 jours. Bon, je prends du riz alors ? ».
Voilà. On en est à une dizaine de pensées, issues d’une seule. Et on les a toutes suivi : on a été chercher les pâtes au supermarché, en les visualisant sur l’étagère. On les a déjà cuisiné, et on peut déjà voir l’assiette fumante qui résulte de nos travaux de cuisine. Bref, on a vécu l’avenir, mais pas le présent.
Et au bout d’un moment certain : « Flûte, je suis sensée méditer là. Pffffff. J’arrive jamais à rien. C’est pas pour moi ce truc. Bon, allez, on se concentre. Sinon, j’ai quoi dans le placard ? ». And it’s on again…

meditation1« Allez paix intérieure, j’ai pas que ça à faire ! »

Dompter notre esprit sauvage

Alors, on peut tricher ! On peut utiliser plusieurs supports pour retenir cette attention baladeuse. Un mantra que l’on se répète inlassablement, une image mentale que l’on visualise, une couleur, un visage, un paysage, l’air qui entre et sort des narines, le ventre qui se gonfle et s’abaisse, ou la flamme d’une bougie que l’on fixe : peu importe, du moment qu’on ramène l’esprit sur ce support dès qu’il se fait la malle !
Vous verrez, au début, on ne fait que ça : ramener l’attention au support. Comme un chiot qui apprend à marcher avec la laisse, court au loin, et une fois au bout de la corde, revient vers vous.
Les Bouddhistes utilisent quant à eux l’image d’un éléphant et d’un singe : au début, l’éléphant est gris, le singe marron et les deux animaux courent bien loin devant nous. Ils sont maîtres à bord ! Et puis, à force d’efforts méditatifs et de domptage d’esprit sauvage, l’éléphant blanchit le singe devient rose (c’est un symbole hein) et marchent au pas. Mieux : ils marchent à nos côtés, et nous finissons tous ensemble dans le Nirvana.

meditation elephant blanc

Dessin : Parcours du méditant, avec son éléphant et son singe, jusqu’au Nirvana

Gérer le corps qui dit « flûte ! »

Assis sur un coussin, les jambes croisées, pendant 20, 30, 60 minutes… voire plus. Rapidement, le corps dit flûte, crotte de bique, tabernacle. Les épaules se mettent à peser bien lourd, le dos en a plus qu’assez de faire son office de colonne qui tient tout et veut juste se plier, les genoux s’enflamment, les pieds commencent à s’assoupir et du coup on se sent reposer sur du vide… Voilà qui occupe rapidement tout l’esprit, qui oublie d’un coup le contenu du frigo et cette sombre histoire de pâtes pour se concentrer sur cette douleur atroce au mollet gauche ! On est pas plus dans la méditation qu’avant, sauf que maintenant on ne réfléchit plus au dîner de ce soir : on est en pleine souffrance ! En réalité, notre tête exagère la sensation et la rend bien plus insupportable qu’elle n’est réellement. Ça semble facile de dire cela maintenant, alors que je suis confortablement assise devant mon ordinateur à taper ce texte… Et pourtant, c’est vrai : prenez le temps de regarder votre douleur en face, d’en percevoir la texture, et vous verrez qu’elle n’est pas (toujours) aussi méchante que ça. On ne vous demande pas d’être maso non plus : si la douleur est trop vive, alors ouf ! On a le droit de bouger, de secouer les jambes, voire de méditer sur une chaise, les mains sur les genoux !
Les bienfaits de s’assoire sur un coussin par rapport à la chaise ? On muscle le dos, on travaille sur l’ouverture des hanches, sur la souplesse de l’articulation des genoux et des chevilles. Sans compter qu’on a l’air tellement plus classe, tel un vrai yogi !

La grande leçon de la méditation

À certains moments, la méditation devient un truc magique. Je vous jure. On vit des « expériences ». Le problème, c’est qu’elles arrivent de nulle part et repartent comme elles sont venues. On cherche alors à les interpréter, à les faire revenir, à les revivre… En vain. La méditation, c’est l’apprentissage du lâcher-prise, l’acceptation du «ah mince alors je ne contrôle pas tout, et encore moins ma tête ? ». C’est ça, en fait, la première claque que nous met la méditation : on croit tout contrôler dans nos vies, et en fait, on ne sait même pas contrôler notre tête…

La douleur physique de l’assise est aussi une grande leçon : j’ai mal, très mal, mais je sais que je peux à tout moment délier mes jambes, les secouer, détendre ma nuque et mes épaules. La douleur est un état impermanent, temporaire, comme presque tout dans la vie.
Alors quand je traverse un moment difficile, douloureux de l’existence, je peux me souvenir de cela : flûte, ça pique vraiment beaucoup, mais ça va passer ! Après la pluie vient le beau temps, au bout du tunnel se trouve le soleil, etc etc etc. Qui n’a pas déjà pris l’avion par un jour grisounet et triste pour constater qu’au-dessus des nuages, le ciel est toujours bleu ? La méditation nous le prouve : au-delà de la douleur, notre intérieur est toujours calme et paisible, comme un grand tableau blanc sur lequel tout s’inscrit et s’efface.

On se lance ?

Tenté par l’aventure ? Dix minutes par jour suffisent ! C’est comme la course à pied : on commence tranquille, et on allonge la durée au fur et à mesure. Il existe en ligne moult méditations guidées, ainsi que des bouquins par centaine, pour mettre un premier pied à l’étrier.
Vous êtes plutôt adepte de « l’immersion totale » ? Vous êtes un vrai guerrier, prêt à vous regarder dans une glace non-stop ? Tentez donc la méditation Vipassana : 10 jours reclus du monde, dans un centre près d’Auxerre (ou ailleurs dans le monde !), sans téléphone ni musique ni cahier ni RIEN. Juste à méditer 10h par jour. Ça ne coûte rien, si ce n’est un don en fin de séjour pour permettre à de nouveaux cinglés de venir tenter eux aussi l’expérience. Je vous ferai un retour d’expérience très bientôt, si j’y survis !

Bordeaux sous un ciel d’automne

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Fin septembre. Le soleil est encore là, chaud et enveloppant, et pourtant l’automne clame haut et fort son arrivée, surtout dans la douceur de l’air et dans la couleur des arbres.
Le temps est idéal pour flâner sans avoir trop chaud, tout en profitant de cette belle lumière. Bientôt, les jours raccourciront, la pluie s’invitera dans le quotidien et avec elle les thés chauds, les chaussettes en laine et les bons bouquins. Mais pour le moment, l’été nous tire sa révérence : petit jus d’orange pressé bu en terrasse, promenade en shootant dans les feuilles fraîchement tombées, yeux scotchés sur les feuillages rougissants. « L’automne, c’est le printemps de l’hiver » (Toulouse-Lautrec). Et c’est délicieux !
Alors on en profite le temps d’une balade bordelaise pour savourer les prémices de cette douce saison…

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Dernier Gazpacho de l’été !

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L’été s’en va, mais le soleil est encore de la partie ! Alors on en profite pour savourer un dernier gazpacho sur la terrasse !
On opte pour le gazpacho vert, parce que euh… C’est frais, sympa et que c’est la couleur de l’espoir.

Ingrédients :Gaspacho1

  • 1 concombre entier
  • Un yahourt nature (au lait de soja pour la version vegan)
  • Huile d’olive
  • Un peu d’ail
  • Herbes fraîches : basilic, menthe, persil
  • Côté épices : sel, poivre, curcuma, herbes de Provence

Etapes de fabrication :

  • On pèle le concombre
  • On découpe les herbes fraîches en petits morceaux
  • On met le tout en blender ! On y ajoute l’ail, l’huile d’olive, le yahourt et les épices
  • Il est possible d’ajouter un peu d’eau pour rendre le gazpacho plus liquide, selon votre goût

On place le gazpacho au frigo ou bien on y ajoute des glaçons pour un effet fraîcheur garanti !

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La magie de la musique

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« La musique, c’est un cadeau de la vie. Ça existe pour consoler. Pour récompenser. Ça aide à vivre. »
Michel Tremblay

Crédit : letribunaldunet.frCrédit : letribunaldunet.fr

Pousser la chansonnette pour être en super forme !

Pousser la chansonnette dans la douche, ou lorsqu’on passe l’aspirateur, surtout lorsqu’on passe l’aspirateur, car le bruit couvre notre voix : voilà un petit bonheur tout simple, qui pourrait paraître basique, mais qui pourtant à de grandes vertus pour l’organisme (à défaut, peut-être, d’en avoir pour les oreilles du voisin) !

Chanter, c’est actionner toute une machinerie interne : la respiration d’abord, avec le remplissage des poumons, l’ouverture de la colonne d’air, la contraction du diaphragme et des abdominaux, la contraction des muscles du visage, le travail des cordes vocales, tout cela pour sortir le son le plus juste possible… Passionnant !

Saviez-vous que chanter tonifie AUSSI les abdos ? Ça changera des gainages qui nous rendent rouges comme des tomates. Voilà de quoi nous motiver…

Au-delà de ça, le fait de chanter permet de relâcher les tensions du cou, si typiques de nous autres travailleurs sédentaires sur ordinateur… Et de détendre le mental !

singing in the rain!Cliquez sur la photo pour danser sous la pluie !

La musique pour accompagner l’émotion du moment

Il ne faudrait pas oublier le formidable catharsis que la musique offre : si on se sent triste, chanter une chanson à la mélodie et au texte mélancoliques permet de faire sortir l’émotion, de vider le trop-plein de sentiments négatifs…
A l’inverse, chanter une chanson très gaie, entraînante, voire esquisser quelques pas de danse, nous met dans une humeur légère et délicieuse pour un bon moment.We_Can_Do_It

Pour ma part, je sais qu’à un moment où j’ai besoin de force et de courage, à la veille d’un évènement stressant, j’aime écouter et chantonner des chansons de « winneuse » : quelque chose de dynamique, souvent avec une voix féminine puissante, qui me donne envie de foncer et de me surpasser par un processus d’identification qui demeure encore mystérieux à ce jour.

A l’inverse, pour me détendre, rien de tel qu’un petit piano-guitare-violon, avec des voix caressantes : dodo garantit !

Et vous, qu’aimez-vous écouter ou chanter ?

Une winneuse américaine

Petit exercice pour grands effets

S’assoir dans une position confortable, le dos droit. Fermer les yeux.
Chanter 3 séries de « A », sur toute la durée de l’expiration, en articulant bien le son.
Faire la même chose avec « E », « I », « U ».
Terminer avec « OM », 3 fois également.

Chaque son vient faire vibrer une partie du corps en particulier. Le fait de chanter sur toute la durée de l’expiration s’apparente à un pranayama (exercice de respiration en yoga) : le souffle devient plus profond, plus ancré, et détend l’ensemble du système nerveux. Dans le même temps, il vient calmer le mental et permet d’avoir une vision plus claire. Un joli préliminaire pour une méditation, à  essayer sans modération !

Rituel d’automne

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Bienvenue à toi, automne ! Tu pointes le bout de ton nez avec un soleil plus doux, des feuilles qui rougissent, de la pluie qui rafraîchit le bitume… Et tu nous donnes envie de coocooner 🙂

Selon la médecine indienne traditionnelle (l’Ayurveda), vieille de… euuuh très longtemps (les textes fondateurs, les Vedas, remonteraient au second millénaire avant Jésus-Christ !), l’automne est une saison basée sur l’élément air (vata).
Notre petit rituel s’axe là-dessus !

AutomneJambes

Voici un petit rituel d’automne pour se chouchouter, à répéter tous les jours sans modération 🙂

On ralentit
L’été, on alterne très facilement la farniente et la suractivité : il faut dire que le soleil nous donne des ailes ! Voir des amis, aller courir sur la plage, improviser un pique-nique dans un parc… On reste rarement seul chez soi !
L’automne annonce l’arrivée de l’hiver, et amène des envies inverses : le besoin de se poser, de ralentir le rythme, de prendre le temps de boire un thé chaud avec des grosses chaussettes aux pieds… Bref, l’envie de se préparer à l’hiver, en ralentissant le métabolisme, comme les animaux qui vont entrer en hibernation.
L’idée ? Prendre du temps pour soi ! Se réserver du temps toutes les semaines pour lire, aller au hammam, aller de promener en forêt, faire un goûter avec des amis, bien au chaud… Et regarder les feuilles tomber 😉

On se papouille
Après la caresse du soleil estival, on a encore envie de prendre soin de son corps, même s’il a repris sa couleur initiale, en version non bronzée… Notre meilleure aliée ? L’huile de sésame, qui diminue l’excès d’air (vata) et stimule le feu (pitta). Oui oui, celle qu’on peut aussi mettre dans nos salades ! Elle est multi-fonctions 😉 On peut y ajouter de l’huile essentielle d’orange pour un côté encore plus dessert 😉
Si on n’a pas trop de temps, on peut se contenter de se masser les mains (surtout les paumes, ce qui active plusieurs points de réflexologie et revient à traiter tout le corps) et/ou les pieds (même chose). Si on est large, on peut aller jusqu’à masser le cuir chevelu, le visage, et l’ensemble du corps. On laisse pénétrer un peu et hop, sous la douche !

On passe en cuisine
Au saut du lit, la recette santé est simple : eau chaude et citron (1/2 citron pressé dans une tasse d’eau chaude). Ce dernier contient des vitamines et des minéraux qui aident à libérer les toxines du tube digestif.

Puisque l’automne est la saison de l’air, on peut être sujet à des ballonnements, des gaz… Pas très glamour ! Et comme il faut également stimuler le feu digestif, on a l’arme fatale, qui fait les 2 en 1 : le cumin ! Il facilite la digestion et diminue l’excédent d’air : au top !
Alors on y va franco : on en saupoudre sur les plats, ou bien on en fait infuser dans de l’eau chaude, comme une tisane.

L’automne, c’est aussi l’arrivée de tout un tas de super légumes sur les étals : les patates douces, les courges, les betteraves, les carottes, les radis, les navets, les choux en tout genre… On en use et on en abuse pour donner à notre corps de quoi faire face aux variations climatiques !

On prépare son intérieur pour l’hibernation
L’automne et l’hiver sont souvent synonymes de journées passées chez soi au chaud sans trop sortir son nez dehors (selon la force des intempéries de la région !). Comme l’ours qui se prépare à hiberner doit sans aucun doute peaufiner la déco de sa tannière, nous aussi, on relooke notre intérieur pour la saison ! Nul besoin d’appeler Valérie Damidot (de Déco sur M6) ni de vider son portefeuille chez Ikéa : on investira simplement dans quelques bougies, parfums d’intérieur, plaid ou coussin chaud… Ou tout autre chose qui peut rendre votre cocon douillet, chaleureux et accueillant !

On met de la couleur dans le quotidien
Selon l’Ayurveda, tout dans l’univers dégage une énergie particulière, et les couleurs n’échappent pas à cela. L’automne est une saison plutôt froide : la bonne nouvelle, c’est qu’en se tournant vers des coloris riches et joyeux, tels que les jaunes, oranges et rouges, on peut se réchauffer de l’intérieur ! La nature le fait déjà, il suffit de regarder les feuilles 😉
L’occasion de favoriser les teintes chaudes dans sa garde-robe et son habitat, voire sur notre palette si l’on décide de se mettre à la peinture par un après-midi pluvieux !

Bel automne à tous 🙂

Merci aux sites suivants qui m’ont inspirée dans l’écriture de cet article :
http://www.yogamag.info/dir/conseils-ayurvediques-automne/
http://www.institutdesanteintegrative.com/

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La leçon des arbres

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On aurait sans doute mille explications rationnelles et concrètes pour expliquer pourquoi nous vivons dans une société où la compétition prédomine. Pourquoi on se doit d’être plus beau qu’Untel, de réussir mieux que Machin, d’avoir un tableau de chasse plus fourni que Truc. Bien étrange… On cherche à s’élever davantage que les autres, à avoir toute la lumière sur soi, rien que pour soi, à exister au-dessus du monde. C’est vrai qu’on est nombreux. C’est vrai aussi qu’il faut « faire sa place au soleil » (expression intéressante !).

Les arbres eux, ne choisissent pas leur « place au soleil » : ils naissent avec. Ils peuvent bien se contorsionner un peu pour gagner quelques centimètres à droite ou à gauche, mais globalement, ils restent plantés là où ils sont nés. Il y en a des grands, des petits, des gros, des maigres, des feuillus, des pelés, des colorés, des plus ternes… Comme les humains.
Sauf qu’un arbre n’aura jamais l’idée qu’il est « moins bien » que l’arbre d’à côté. Il est, un point c’est tout. Il reste lui-même, stable, à chercher la lumière tout en puisant de l’eau à travers ses racines. L’arbre, c’est une métaphore spirituelle à tous les coins de rue.

En pratiques énergétiques, on dit souvent que l’on peut « utiliser » un arbre pour dévier une force négative. En lui demandant son autorisation, bien sûr. Et apparemment, l’arbre répond souvent « oui » : il est tellement stable, tellement ancré, qu’aucune énergie puante, chargée de haine, ne pourra le déstabiliser. Et si on prenait exemple sur lui ? A méditer ce week-end…

Défi du jour (si vous l’acceptez) :

Faites des câlins aux arbres, vous passez vous un drôle d’écolo cucul la praline mais ça vaut le coup : on ressent véritablement leur énergie, leur sève… Ou bien connectez-vous à eux à distance, en mode platonique, et recevez leur soutien indéfectible.

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Fleurs de Bach : la potion magique !

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Histoire d’un drôle de médecin champêtre

Fleurs de Bach… Ca sonne champêtre, bucolique et musical… On imagine aisément un petit air guilleret joué dans une prairie de pâquerettes. Pourtant, les Fleurs de Bach ont été créées par le Docteur Edward Bach, un British né en 1886. Un médecin généraliste, chirurgien, bactériologiste et homéopathe, qui a découvert pas moins de 7 vaccins homéopathiques au cours de sa carrière. Un truc un peu sérieux quoi.

Bach est un médecin pas tout à fait comme les autres : il ne traite pas seulement les symptômes, mais se met aussi en recherche de leurs causes et de leurs origines. Au lieu de se contenter de mettre un pansement sur le bobo du genou écorché, il cherche à comprendre pourquoi on est tombé de vélo… Pour que la chute ne se reproduise plus.
L’idée de sa démarche est aussi de rechercher un bien-être mental et des remèdes n’induisant aucun effet secondaire. En gros, un type qui a de l’ambition…

Fleurs de Bach : gouttes contre émotions fortes

Un beau jour d’été (en fait je ne sais pas, je brode là), Bach promène son chien et est interpellé par une fleur : l’Impatiente (c’est là que l’histoire vraie commence). Très réactive, elle projette ses graines au moindre effleurement : Bach a l’intuition qu’elle pourrait avoir une action apaisante sur certains de ses patients. Il en réalise alors une préparation qu’il va administrer à ses patients: c’est un succès immédiat.

En seulement quelques années (1928 – 1935), Bach va identifier 38 remèdes floraux dont les propriétés bénéfiques aideront à retrouver une harmonie intérieure, psychique et physique. Il met au point une méthode pour capter et préserver leurs principes actifs. Ses 38 essences de fleurs produites selon sa méthode sont connues aujourd’hui sous le nom de « fleurs de Bach ».

Chacun des 38 remèdes découverts par le Dr Bach s’adresse à une caractéristique ou une état émotionnel. Pour sélectionner lesquelles nous correspondent le mieux, il peut être malin d’aller voir un spécialiste. Ou bien de s’interroger soi, en se sondant : dans quel(s) état(s) émotionnel(s) je me trouve aujourd’hui ? Qu’est-ce qui ne va pas, qu’est-ce qui pourrait être amélioré ?

Une fois choisie(s), inutile de boire toute la bouteille d’un coup : on se contentera de 4 gouttes, prises 4 fois par jour en dehors des repas. On peut prendre les gouttes seules, ou bien les diluer dans de l’eau.
Une fois la bouteille terminée, on peut de nouveau faire le point : qu’est-ce qui a changé pour moi ? Ai-je encore besoin d’un coup de pouce ? Si oui, on peut reprendre les fleurs. Et si vraiment rien n’a changé, c’est peut-être qu’une autre solution serait plus efficace pour nous…

Et si c’était placebo ?

Certains détracteurs des Fleurs de Bach mettent en avant le manque de preuves scientifiques concernant l’efficacité de ces plantes pour décrédibiliser leurs actions. Ils évoquent notamment l’effet placebo pour justifier les effets positifs. Et alors, du moment que ça marche ? A chacun de faire sa propre expérience : acheter du Rescue, par exemple, ne coûte pas bien cher. Si ça apporte un soulagement quelconque, placebo ou pas, c’est bel et bien ce que l’on recherche ici 🙂

Rescue : La base de la base

Si vous partiez sur une île déserte, vous emmèneriez quoi ? Du Rescue, définitivement ! Ce petit spray magique est un allié de poids dans toute situation de stress ou de forte émotion : deux petits « pschits » dans la bouche (ou 4 gouttes sur la langue), et ça repart !

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