Archives de Catégorie: Méditations

Petite légende hindoue

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« Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eût un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

brahmaBrahma, le dieu créateur de la trinité hindoue

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette. Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. »

Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux dirent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Déconcertés, les dieux proposèrent : « Il ne reste plus que le ciel, oui, cachons la divinité de le ciel. »

Mais, Brahma répondit encore : « Non, un jour, l’homme parcourra le ciel, ira sur la Lune et la trouvera. »

Les dieux conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

lumière

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De la nécessité de prendre conscience

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Mon dieu comme le temps file ! Il est dit partout que tout s’accélère, mais la fréquence de publication sur ce blog semble échapper à cette règle 🙂 Ou plutôt, l’auteure que je suis est prise dans un tel tourbillon qu’il est difficile de prendre le temps de prendre la plume (le clavier en fait). Mais voilà qui est fait. Et on reprend sur les chapeaux de roue !

chapeaux de roueChapeaux de roue 🙂

Attention ! Cet article n’est pas un truc écolo moralisateur ! C’est plutôt un condensé d’inspiration, pour voir le monde autrement et pour agir 🙂

On le sait, la situation du monde (côté environnement) est critique.

En chiffres, en vrac :
– 250 000 à 500 000 espèces vivantes disparaissent chaque année. D’ici 2050, c’est 50% de notre biodiversité qui aura disparu. Pour info, 2050 ans, c’est dans pas longtemps. 34 ans exactement. Et on sera pas vieux que ça… Si on est encore là.
– Avec la montée galopante de nos émissions de CO2, on peut s’attendre à gagner 4,8 degrés d’ici 2100, ce qui équivaut à une augmentation de 1 mètre du niveau des océans, à des précipitations intenses et meurtrières dans les zones humides et à des sécheresses sans précédent dans les zones arides. Sympa.
– On consomme de plus en plus d’espace. En France, chaque année, plus de 75 000 hectares de nature sont transformés en surface artificielle, soit un département en 10 ans. Jusqu’où ?
– On est bien parti pour être 16 milliards d’habitants d’ici 2100, de quoi se mettre à la coloc’ !
Etc, etc, etc. Pas besoin de remplir des pages de chiffres, on a bien compris : il faut agir au plus vite. Là, tout de suite.

Et ça tombe bien : en ce moment, on observe un mouvement de prise de conscience, de la part des citoyens. Et puis après la prise de conscience, il faut agir, car « savoir » ne suffit plus…

Inspirations en vrac

Vous en avez sans doute entendu parlé, voire vous l’avez vu. Il est incontournable ! La plupart des films environnementaux sont franchement alarmistes et ont tendance à nous déprimer un peu plutôt qu’à nous encourager à agir : Une vérité qui dérange, We feed the World… Parmi une longue liste.

En gros, Demain, c’est un film qui part à la rencontre de citoyens qui ont un jour eu une chouette idée et qui l’ont mise en place. Certes, ils n’agissent qu’à petite échelle, mais si chacun fait sa part du boulot, ça finira par faire une sacrée belle mosaïque d’initiatives 🙂
Pour info, le site du film propose aussi tout un tas de « solutions » simples à mettre en oeuvre dès aujourd’hui pour agir.

Demain le film

http://www.demain-lefilm.com/

  • Une phrase qui booste à fond

« Nous ne sommes pas en crise mais en métamorphose. Le 21ème siècle est le siècle de la mobilité. Il est temps de passer d’une société de performance à une société d’épanouissement, d’une société du bien à une société du lien ».
Jean-Paul Delevoye (Conseil Economique, Social & Environnemental) a dit cette phrase dans l’une des vidéos du MOOC « Devenez Entrepreneur du Changement » de Ticket for Change et HEC Paris (un truc à faire si on a envie de changer le monde sans trop savoir comment s’y prendre !).

  • Une interview qui résonne fort et nous met un coup de pied au popotin

Le poète, philosophe et écrivain Pierre Rabhi a dit « Ma vie vaut plus qu’un salaire » dans une interview à lire ici.
Ce que j’en retiens ?
– Qu’on est libre d’adhérer au modèle sociétal qu’on nous impose, mais qu’on est également libre de dire crotte de bique et de chercher à vivre autrement. On est libre de transgresser les normes.
– Que tout est organisé pour que l’on ne perçoive pas qu’un autre monde est possible.
– Que « pour survivre, est-il nécessaire de troquer sa vie contre un salaire ? »
– Et puis la fameuse histoire de l’antilope : « Le lion mange l’antilope pour survivre. Pas pour la placer en banque. La croissance économique infinie, c’est comment donner au pillage le champ libre. Et le système s’arrange pour nous persuader que c’est la seule voie possible. Et qu’il nous manque toujours quelque chose à acheter. Nous devons être en état de pénurie, de désir permanent. »
– Que plus que jamais, il nous faut nous connecter : à soi, à la nature, aux autres.
Pierre Rabhi, qui est également l’initiateur du Mouvement des Colibris, un mouvement d’actions global très inspirant et qui prend de l’ampleur.

Pierre RabhiPierre Rabhi (MigroMagazine.ch)

Je pourrais remplir des pages de citations, de personnalités inspirantes, d’initiatives originales et audacieuses… Mais c’est à chacun d’ouvrir grand les yeux et les oreilles pour glâner par-ci par-là, à l’échelle locale, des opportunités d’agir.
Le monde bouge, et nous aussi 🙂

 

 

Leitmotiv 2016 : Osons osez osent !

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2016, lu à l’envers, devient la joie. Joli programme !

2016 joie

La joie peut provenir de pleins de choses. D’être en bonne santé, d’être entouré de ceux qu’on aime, de déguster une part de frangipane… (c’est de saison !)
Il y a aussi la joie d’être pleinement soi et de vivre la vie qu’on veut, du genre qui donne envie de se lever le matin… Mais pour ça, il faut oser !

Un jour, dans un centre bouddhiste, un lama m’a dit
« C’est en se plantant qu’on pousse »
À méditer 😉

Oser…
Être vraiment soi-même. Enfin ! Ne plus (trop) se préoccuper de ce que les autres peuvent penser ou dire de nous. L’avez-vous remarqué ? Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, quels que soient les vêtements que l’on porte, on ne fera pas l’unanimité. On trouvera toujours quelqu’un que cela surprend, choque, interpelle, blesse. On doit faire le deuil du fantasme selon lequel on voudrait plaire à tout le monde…
Alors autant ne plus se prendre la tête pour quelque chose qu’on n’arrivera jamais à contrôler ! Laissons libre cours à notre personnalité (tout en respectant les autres), à notre créativité et à notre enthousiasme !

oseYannick Noah a dit « Ose, redonne à ta vie sa vraie valeur »

Oser…
Vivre nos relations de manière authentiques. Dire les choses, les sympas comme les moins sympas (mais avec des mots doux ?), sans avoir peur de décevoir, d’être jugé, d’être moins aimé. Être honnête, être pleinement soi-même, sans chichi ni masque.
« Un ami, c’est quelqu’un qui me connait bien mais qui m’aime quand même ». J’aime bien cette phrase !

Oser…
Dire les choses vraiment : oser dire non, dire oui, dire je sais pas, dire merde. Oser dire tu m’as blessé, tu m’as fait de la peine, je te pardonne, je t’aime.

Oser…
Prendre soin de soi. Parce qu’on le vaut bien et qu’on peut être fier de qui on est ! Et puis si nous ne prenons pas soin de nous, qui le fera à notre place ?

Oser…
Prendre des risques !
Et c’est là que je souhaiterai partager avec vous cette excellente vidéo : comment oser sortir de notre zone de confort pour donner vie à nos rêves ? Elle est super bien faite, donne la pêche et pas mal d’idées 😉
Elle résume surtout tous les obstacles qui surviennent sur le chemin de nos rêves : la peur de l’échec, le regard des autres, les commentaires décourageants, le manque de confiance en soi, la peur d’avoir honte, la peur de se mettre dans le pétrin… Et pourtant, si on ne fait pas le premier pas, on arrivera jamais à destination 🙂
zoneconfort

 

Sortez les arrosoirs : ici on cultive la gratitude !

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On a tous eu, avons et aurons des tuiles dans la vie, c’est un fait inhérent à l’existence : recevoir une crotte de pigeon sur la tête, se cogner dans un poteau, reculer en voiture et « effleurer un blockhaus par inadvertance » (100% vécu)… Ou bien plus grave aussi…
Et pourtant… Pourtant, nous faisons partie des personnes les plus chanceuses de la planète.

« Si tu as de la nourriture dans ton frigo, des vêtements sur ton dos, un toit au-dessus de ta tête et un endroit où dormir, tu es plus riche que 75% de la population mondiale. » De quoi relativiser un peu…

gratitude

Sommes-nous nés bien lotis ?
Le fait d’être né(e) dans un pays paisible, d’avoir un endroit où s’abriter, de quoi se nourrir et se laver, le fait d’être allé à l’école… Le fait d’être libre, au moins un petit peu, de vivre la vie que nous voulons ! Ça nous paraît évident, acquis, et pourtant il suffit de sortir du territoire pour se rendre compte de la richesse qui est la nôtre.
Je me rappelle de cette rencontre au Népal, dans un village très reculé du Téraï où je soutiens financièrement une petite communauté via une association. J’y ai rencontré une famille, qui vivait dans le dénuement le plus total (comme toutes les autres familles autour). Une petite maison en terre battue, de 15 mètres carré tout au plus, avec un toit de paille. A l’intérieur, deux planches surélevées : l’une faisant office de couchage pour les parents, l’autre pour les trois enfants. Dans un coin de la pièce, un petit monticule de terre, qui sert à poser la bouilloire ou une vieille casserole. Bref, l’image d’Epinal de la pauvreté, style Les Misérables mais en plus exotique. Et pourtant, quelle richesse dans ce village ! Des sourires jusqu’aux oreilles, du temps passé ensemble à chanter au coin du feu et à se raconter des histoires qui font peur et rire, des rituels sacrés qui ouvrent le cœur…
En Occident, la plupart d’entre nous a tout et plus encore. On a surtout le choix : le choix de notre métier, de notre compagnon de vie, de notre ville de résidence, des vêtements que l’on porte, de la marque de notre lave-vaisselle… Pourtant, à côté, notre société est souvent un peu pauvre, du moins en apparence : on sombre souvent dans le matérialisme et le « plus blanc que blanc » ou « plus vite plus fort plus neuf » ou encore le « mieux que mieux ». Dans cette course effrénée, le temps passé à sourire dans le métro ou à s’asseoir sur un banc pour regarder le monde vivre se fait tout riquiqui… Les soirées à raconter des histoires au coin du feu ? Euh… Ça n’arrive pas super souvent. À vrai dire, j’ai un coin, mais pas de cheminée.

L’idée ici n’est pas de s’auto-flageller et de s’arrêter de vouloir. Si nous sommes nés dans ces conditions, libérés en partie des contraintes de base (se loger, manger, boire), c’est qu’on a quelque chose à en apprendre ! L’idée de la gratitude, c’est simplement de reconnaître toutes ces petites choses qui font notre confort quotidien, de ne pas les considérer comme « normales » ou « acquises » : c’est un grand pas vers le bonheur que de se dire qu’on a déjà tout 🙂

gratitude2Alors concrètement, on fait comment ?
La gratitude peut commencer dès qu’on ouvre un œil le matin… Chouette alors, je suis vivant ! Encore une journée offerte pour vivre pleinement (lire la petite histoire poétique des bols des moines tibétains) !

On peut remercier le soleil de nous réveiller de ses doux rayons (en ce mois d’octobre, c’est vrai qu’il fait souvent la grasse mat’, mais alors on peut sourire aux étoiles !). On peut remercier la vie d’avoir placé dans notre lit un partenaire auprès de qui il est bon d’ouvrir les yeux (sinon, d’avoir un chat qui fait ses griffes sur notre pyjama), on peut remercier notre estomac d’avoir envie d’un petit déjeuner savoureux !

Et ce mantra du « merci » peut se prononcer tout au long de la journée… Avant de manger (du même style que la prière de grâce), où l’on remercie de pouvoir se régaler ! On peut aussi prendre quelques instants pour remercier lorsqu’on boit un verre en terrasse entre amis, parce que le moment est doux, insouciant et convivial… Ou lorsque l’on regarde un coucher de soleil, œuvre d’art naturelle et éphémère dont nous sommes témoins !

On peut aussi remercier au moment de la fin d’une belle chose… « Bien souvent, tu pleures parce que tu as été heureux ». La fin des vacances, le départ de quelqu’un… La tristesse nait de ce qu’on a été heureux : ne vaut-il mieux pas être triste ainsi, que de ne rien vivre du tout ?

Enfin, on peut prendre quelques instants avant de s’endormir le soir pour remercier la vie de la journée passée : même si elle a été particulièrement difficile, on trouve toujours un petit moment de lumière à célébrer… Attention, l’exercice amène à tirer vers l’optimisme et le contentement ! Préparons psychologiquement nos concitoyens râleurs 😉

Bref, prenez le temps de remercier, sans modération ! Petit à petit, on se rend compte que tout, absolument tout, a quelque chose à nous apporter. Les bons moments comme les moins bons. S’il y a un côté obscur de la force, l’autre côté se doit d’être lumineux 🙂

Et pour conclure, sachez que « Si vous pouvez lire ce message, vous êtes plus chanceux que les 3 milliards de personnes qui ne savent pas lire… ».
Et merci de prendre le temps de me lire ! 🙂

gratitude3

Méditation, ce truc horrible…

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Méditation en entreprise, méditation pour la prise de décision, méditation pour mieux se soigner… Apparemment, la méditation, c’est un truc à la mode, et ça marche super bien. Ce qu’on ne vous DIT PAS, c’est que ça semble simple quand on écoute quelqu’un en parler, mais qu’en réalité, s’asseoir sur un coussin et « observer ses pensées sans les suivre », c’est juste affreux. Limite infaisable, surtout lorsque l’on a (comme tout le monde), environ 37 982 pensées à la seconde qui nous poussent – je dirais même, qui nous exhortent – à les suivre.
Un p’tit tour dans le sac de noeuds qui nous sert de cerveau         Capture

Voici un exemple concret et précis : une première pensée se présente, celle de notre frigo vide. Tout un monologue fascinant s’engage alors. « Mince, non, il reste quand même 2 tomates dedans. Bon, ça peut faire une sauce. Mais du coup, il me faudrait des herbes, des épices pour l’agrémenter, et des pâtes. Je prends des sans gluten cette fois ? La dernière fois, les « normales » avaient franchement collé à la casserole. J’ai mis genre 20 mn à les décoller à l’huile de coude ! Hummm. Mais j’ai déjà mangé des pâtes il y a 2 jours. Bon, je prends du riz alors ? ».
Voilà. On en est à une dizaine de pensées, issues d’une seule. Et on les a toutes suivi : on a été chercher les pâtes au supermarché, en les visualisant sur l’étagère. On les a déjà cuisiné, et on peut déjà voir l’assiette fumante qui résulte de nos travaux de cuisine. Bref, on a vécu l’avenir, mais pas le présent.
Et au bout d’un moment certain : « Flûte, je suis sensée méditer là. Pffffff. J’arrive jamais à rien. C’est pas pour moi ce truc. Bon, allez, on se concentre. Sinon, j’ai quoi dans le placard ? ». And it’s on again…

meditation1« Allez paix intérieure, j’ai pas que ça à faire ! »

Dompter notre esprit sauvage

Alors, on peut tricher ! On peut utiliser plusieurs supports pour retenir cette attention baladeuse. Un mantra que l’on se répète inlassablement, une image mentale que l’on visualise, une couleur, un visage, un paysage, l’air qui entre et sort des narines, le ventre qui se gonfle et s’abaisse, ou la flamme d’une bougie que l’on fixe : peu importe, du moment qu’on ramène l’esprit sur ce support dès qu’il se fait la malle !
Vous verrez, au début, on ne fait que ça : ramener l’attention au support. Comme un chiot qui apprend à marcher avec la laisse, court au loin, et une fois au bout de la corde, revient vers vous.
Les Bouddhistes utilisent quant à eux l’image d’un éléphant et d’un singe : au début, l’éléphant est gris, le singe marron et les deux animaux courent bien loin devant nous. Ils sont maîtres à bord ! Et puis, à force d’efforts méditatifs et de domptage d’esprit sauvage, l’éléphant blanchit le singe devient rose (c’est un symbole hein) et marchent au pas. Mieux : ils marchent à nos côtés, et nous finissons tous ensemble dans le Nirvana.

meditation elephant blanc

Dessin : Parcours du méditant, avec son éléphant et son singe, jusqu’au Nirvana

Gérer le corps qui dit « flûte ! »

Assis sur un coussin, les jambes croisées, pendant 20, 30, 60 minutes… voire plus. Rapidement, le corps dit flûte, crotte de bique, tabernacle. Les épaules se mettent à peser bien lourd, le dos en a plus qu’assez de faire son office de colonne qui tient tout et veut juste se plier, les genoux s’enflamment, les pieds commencent à s’assoupir et du coup on se sent reposer sur du vide… Voilà qui occupe rapidement tout l’esprit, qui oublie d’un coup le contenu du frigo et cette sombre histoire de pâtes pour se concentrer sur cette douleur atroce au mollet gauche ! On est pas plus dans la méditation qu’avant, sauf que maintenant on ne réfléchit plus au dîner de ce soir : on est en pleine souffrance ! En réalité, notre tête exagère la sensation et la rend bien plus insupportable qu’elle n’est réellement. Ça semble facile de dire cela maintenant, alors que je suis confortablement assise devant mon ordinateur à taper ce texte… Et pourtant, c’est vrai : prenez le temps de regarder votre douleur en face, d’en percevoir la texture, et vous verrez qu’elle n’est pas (toujours) aussi méchante que ça. On ne vous demande pas d’être maso non plus : si la douleur est trop vive, alors ouf ! On a le droit de bouger, de secouer les jambes, voire de méditer sur une chaise, les mains sur les genoux !
Les bienfaits de s’assoire sur un coussin par rapport à la chaise ? On muscle le dos, on travaille sur l’ouverture des hanches, sur la souplesse de l’articulation des genoux et des chevilles. Sans compter qu’on a l’air tellement plus classe, tel un vrai yogi !

La grande leçon de la méditation

À certains moments, la méditation devient un truc magique. Je vous jure. On vit des « expériences ». Le problème, c’est qu’elles arrivent de nulle part et repartent comme elles sont venues. On cherche alors à les interpréter, à les faire revenir, à les revivre… En vain. La méditation, c’est l’apprentissage du lâcher-prise, l’acceptation du «ah mince alors je ne contrôle pas tout, et encore moins ma tête ? ». C’est ça, en fait, la première claque que nous met la méditation : on croit tout contrôler dans nos vies, et en fait, on ne sait même pas contrôler notre tête…

La douleur physique de l’assise est aussi une grande leçon : j’ai mal, très mal, mais je sais que je peux à tout moment délier mes jambes, les secouer, détendre ma nuque et mes épaules. La douleur est un état impermanent, temporaire, comme presque tout dans la vie.
Alors quand je traverse un moment difficile, douloureux de l’existence, je peux me souvenir de cela : flûte, ça pique vraiment beaucoup, mais ça va passer ! Après la pluie vient le beau temps, au bout du tunnel se trouve le soleil, etc etc etc. Qui n’a pas déjà pris l’avion par un jour grisounet et triste pour constater qu’au-dessus des nuages, le ciel est toujours bleu ? La méditation nous le prouve : au-delà de la douleur, notre intérieur est toujours calme et paisible, comme un grand tableau blanc sur lequel tout s’inscrit et s’efface.

On se lance ?

Tenté par l’aventure ? Dix minutes par jour suffisent ! C’est comme la course à pied : on commence tranquille, et on allonge la durée au fur et à mesure. Il existe en ligne moult méditations guidées, ainsi que des bouquins par centaine, pour mettre un premier pied à l’étrier.
Vous êtes plutôt adepte de « l’immersion totale » ? Vous êtes un vrai guerrier, prêt à vous regarder dans une glace non-stop ? Tentez donc la méditation Vipassana : 10 jours reclus du monde, dans un centre près d’Auxerre (ou ailleurs dans le monde !), sans téléphone ni musique ni cahier ni RIEN. Juste à méditer 10h par jour. Ça ne coûte rien, si ce n’est un don en fin de séjour pour permettre à de nouveaux cinglés de venir tenter eux aussi l’expérience. Je vous ferai un retour d’expérience très bientôt, si j’y survis !

La magie de la musique

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« La musique, c’est un cadeau de la vie. Ça existe pour consoler. Pour récompenser. Ça aide à vivre. »
Michel Tremblay

Crédit : letribunaldunet.frCrédit : letribunaldunet.fr

Pousser la chansonnette pour être en super forme !

Pousser la chansonnette dans la douche, ou lorsqu’on passe l’aspirateur, surtout lorsqu’on passe l’aspirateur, car le bruit couvre notre voix : voilà un petit bonheur tout simple, qui pourrait paraître basique, mais qui pourtant à de grandes vertus pour l’organisme (à défaut, peut-être, d’en avoir pour les oreilles du voisin) !

Chanter, c’est actionner toute une machinerie interne : la respiration d’abord, avec le remplissage des poumons, l’ouverture de la colonne d’air, la contraction du diaphragme et des abdominaux, la contraction des muscles du visage, le travail des cordes vocales, tout cela pour sortir le son le plus juste possible… Passionnant !

Saviez-vous que chanter tonifie AUSSI les abdos ? Ça changera des gainages qui nous rendent rouges comme des tomates. Voilà de quoi nous motiver…

Au-delà de ça, le fait de chanter permet de relâcher les tensions du cou, si typiques de nous autres travailleurs sédentaires sur ordinateur… Et de détendre le mental !

singing in the rain!Cliquez sur la photo pour danser sous la pluie !

La musique pour accompagner l’émotion du moment

Il ne faudrait pas oublier le formidable catharsis que la musique offre : si on se sent triste, chanter une chanson à la mélodie et au texte mélancoliques permet de faire sortir l’émotion, de vider le trop-plein de sentiments négatifs…
A l’inverse, chanter une chanson très gaie, entraînante, voire esquisser quelques pas de danse, nous met dans une humeur légère et délicieuse pour un bon moment.We_Can_Do_It

Pour ma part, je sais qu’à un moment où j’ai besoin de force et de courage, à la veille d’un évènement stressant, j’aime écouter et chantonner des chansons de « winneuse » : quelque chose de dynamique, souvent avec une voix féminine puissante, qui me donne envie de foncer et de me surpasser par un processus d’identification qui demeure encore mystérieux à ce jour.

A l’inverse, pour me détendre, rien de tel qu’un petit piano-guitare-violon, avec des voix caressantes : dodo garantit !

Et vous, qu’aimez-vous écouter ou chanter ?

Une winneuse américaine

Petit exercice pour grands effets

S’assoir dans une position confortable, le dos droit. Fermer les yeux.
Chanter 3 séries de « A », sur toute la durée de l’expiration, en articulant bien le son.
Faire la même chose avec « E », « I », « U ».
Terminer avec « OM », 3 fois également.

Chaque son vient faire vibrer une partie du corps en particulier. Le fait de chanter sur toute la durée de l’expiration s’apparente à un pranayama (exercice de respiration en yoga) : le souffle devient plus profond, plus ancré, et détend l’ensemble du système nerveux. Dans le même temps, il vient calmer le mental et permet d’avoir une vision plus claire. Un joli préliminaire pour une méditation, à  essayer sans modération !

La leçon des arbres

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On aurait sans doute mille explications rationnelles et concrètes pour expliquer pourquoi nous vivons dans une société où la compétition prédomine. Pourquoi on se doit d’être plus beau qu’Untel, de réussir mieux que Machin, d’avoir un tableau de chasse plus fourni que Truc. Bien étrange… On cherche à s’élever davantage que les autres, à avoir toute la lumière sur soi, rien que pour soi, à exister au-dessus du monde. C’est vrai qu’on est nombreux. C’est vrai aussi qu’il faut « faire sa place au soleil » (expression intéressante !).

Les arbres eux, ne choisissent pas leur « place au soleil » : ils naissent avec. Ils peuvent bien se contorsionner un peu pour gagner quelques centimètres à droite ou à gauche, mais globalement, ils restent plantés là où ils sont nés. Il y en a des grands, des petits, des gros, des maigres, des feuillus, des pelés, des colorés, des plus ternes… Comme les humains.
Sauf qu’un arbre n’aura jamais l’idée qu’il est « moins bien » que l’arbre d’à côté. Il est, un point c’est tout. Il reste lui-même, stable, à chercher la lumière tout en puisant de l’eau à travers ses racines. L’arbre, c’est une métaphore spirituelle à tous les coins de rue.

En pratiques énergétiques, on dit souvent que l’on peut « utiliser » un arbre pour dévier une force négative. En lui demandant son autorisation, bien sûr. Et apparemment, l’arbre répond souvent « oui » : il est tellement stable, tellement ancré, qu’aucune énergie puante, chargée de haine, ne pourra le déstabiliser. Et si on prenait exemple sur lui ? A méditer ce week-end…

Défi du jour (si vous l’acceptez) :

Faites des câlins aux arbres, vous passez vous un drôle d’écolo cucul la praline mais ça vaut le coup : on ressent véritablement leur énergie, leur sève… Ou bien connectez-vous à eux à distance, en mode platonique, et recevez leur soutien indéfectible.

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Une histoire poétique de bols

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Je ne saurai plus vous dire où est-ce que l’on m’a raconté cette histoire, et c’est finalement ce que j’aime le plus : ne plus savoir où, qui, comment, et se dire que cette histoire a toujours été là…

Il était une fois, ou plutôt il est toujours une fois, dans les monastères tibétains, chaque moine possède traditionnellement un bol (tibétain, qu’on peut faire  « chanter », pas Nesquik). Lors du décès de l’un d’eux, le rituel consiste à retourner son bol, comme pour marquer son départ, et ainsi pouvoir se remémorer sa présence au sein de la communauté. Et puis, un jour, le rituel s’est étendu : chaque soir, en quittant le temple, tous les moines (vivants, donc) retournent leur bol. Et chaque matin, lorsqu’ils entrent à nouveau dans le temple pour le premier office, ils le mettent de nouveau dans le bon sens. Pourquoi cette chorégraphie du bol ? L’un des concepts phare du bouddhisme tibétain, c’est la notion d’impermanence. Tout ce qui est composé de deux éléments ou plus est appelé à changer, voire à mourir. On y reviendra. Du coup, retourner son bol en partant le soir comme on le fait pour les défunts, c’est accepter la possibilité de ne jamais revenir dans le temple (et si ça arrive… pas de bol !). Parce qu’on ne sait jamais en réalité, ce que l’instant suivant nous amène… « La vie ne tient qu’à un fil »… Oh, je vous vois venir ! Non non, ça n’est pas déprimant !

Parce qu’au petit matin, remettre son bol dans le bon sens, c’est remercier la vie de ne pas nous avoir quitté ! Symboliquement, c’est aussi lui permettre de « remplir » ce bol, du style « hé la vie, voilà, je suis toujours là, mon bol est vide pour le moment, on y met quoi jusqu’à ce soir ? ». C’est ouvrir grand les bras à tout ce qui se présente, parce que la vie n’est jamais que ça : une succession d’instants et d’expériences 🙂

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