Les cinq principes du yoga

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On a souvent en tête que le yoga est une pratique posturale et respiratoire, ce qui est en partie vrai, mais seulement en partie ! Au-delà d’une activité physique, c’est avant tout un mode de vie, et je pourrais vous en parler des heures tant ça me passionne ! Mais pour aujourd’hui, je m’en tiendrai à vous partager les cinq principes du yoga selon le maître indien Sivananda. Revus à ma sauce, évidemment 😉

Premier principe – La relaxation correcte
Qui aurait l’idée de laisser le moteur de sa voiture tourner sans arrêt pendant des années, même lorsqu’elle est garée et ne roule pas ? Sans doute personne. À ce rythme, est-ce que la voiture ferait long feu ? Pas certain.
Pourtant, bien souvent, c’est ce genre de rythme que nous nous imposons : nos temps professionnels sont bien remplis, nos temps personnels sont surchargés d’activités diverses et variées, et même pendant nos temps de repos, la tête continue à remâcher des pensées, des projets, des soucis… Mais où est le bouton off de cette machine infernale ? Faut-il nécessairement attendre qu’un « gros truc nous tombe dessus » pour nous forcer à ralentir la cadence, à s’écouter un peu plus et à accepter de se poser ?
La relaxation peut prendre différentes formes : scan corporel, exercices respiratoires doux, visualisations, musique douce… Le but étant surtout de prendre ce temps précieux pour soi.
Les effets ? Il sont multiples, mais notons surtout l’activation du système nerveux parasympathique qui amène le ralentissement du souffle et du rythme cardiaque, la baisse du taux de cortisol dans le sang (hormone responsable du stress), une meilleure digestion etc…
La relaxation fait partie intégrante d’un cours de yoga : au début, au milieu et/ou à la fin en fonction des écoles et des enseignants, elle est essentielle pour permettre aux cellules d’assimiler tous les bienfaits de la pratique ! Un peu comme un sachet de thé qu’on laisserait infuser quelques minutes pour donner une nouvelle saveur à l’eau présente dans notre tasse…

Deuxième principe – L’activité correcte
Là-dessus, tout le monde est d’accord : notre corps est fait pour bouger, et les bienfaits d’une activité physique ne sont plus à prouver !
Le yoga précise néanmoins qu’une activité « correcte » permet de travailler toutes les parties du corps et ce de différentes manières : étirement et renforcement des muscles, des ligaments, des articulations, des organes, de la colonne vertébrale… Le tout en demeurant à l’écoute de ses sensations.
Ce travail permet de délier les tensions en profondeur, de redonner de l’énergie, de rajeunir les différents systèmes du corps.
Attention ! On a tendance à croire, photos Instagram sur une plage californienne à l’appui, que le yoga est une discipline pour les personnes souples et athlétiques, des individus capables de faire le grand écart, de mettre un pied derrière la tête ou de tenir en équilibre sur deux doigts : ça peut. Mais on peut aussi pratique en étant raide comme un bâton de marche nordique, en ayant un problème d’épaule, de hanche, un fort embonpoint, voire des difficultés à marcher… Ça sera peut-être moins spectaculaire, moins « instagrammable », mais le yoga n’est pas du cirque ! Je crois que cela fera l’objet d’un article, car la question me revient tellement souvent… « Est-ce que je peux ? » : bien sûr que oui !

Troisième principe – La respiration correcte
Pratiquer le yoga en apnée, c’est compliqué ! Comme n’importe quelle activité d’ailleurs : essayons donc d’aller faire un jogging sans respirer, nous n’irons pas bien loin et aurons une drôle de couleur !
Lorsque l’on débute le yoga, c’est surtout lors de la salutation au soleil que l’on goûte à cela : ce n’est pas le mouvement qui dirige le souffle mais l’inverse. Au départ, c’est souvent fastidieux d’enchaîner les différentes postures tout en pensant à sa respiration : petit à petit, avec la pratique, cela devient tout à fait naturel. On peut alors habiter pleinement l’instant et enchaîner les salutations au soleil sans fatigue, peut-être même jusqu’au fameux nombre 108 😉
La respiration correcte, c’est de respirer pleinement et rythmiquement. Pour cela, il est nécessaire de se familiariser avec notre souffle afin de contrôler les inspirs et les expirs. En yoga, on utilise les pranayama (exercices respiratoires) pour (ré) apprendre à respirer avec différents buts : une respiration dynamisante en début de pratique, puis apaisante avant la relaxation finale. Prana signifie énergie vitale (le qi en chinois), yama signifie contrôle. Ainsi, la respiration offrirait la possibilité de contrôler son énergie !
Il existe toute une gamme de pranayama, certains étant très puissants. Il est important d’être guidé par un enseignant au départ, surtout pour les exercices plus complexes. En attendant, se familiariser avec les respirations abdominales et thoraciques est déjà un bon début.

Quatrième principe – L’alimentation correcte
« Que ton aliment soit ton seul médicament », « la santé se trouve avant tout dans l’assiette », « ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé ». Les phrases nous invitant à veiller sur notre alimentation sont nombreuses. En yoga aussi, on part du principe que l’alimentation nous offre de l’ojas, de l’énergie, de la force, de la puissance.
Bien entendu, les recommandations sont de manger des aliments frais et de saison, jusque là rien de très nouveau au soleil.
En yoga, on parle aussi de respecter le principe d’ahimsa : la non-violence, le respect de la vie. Et cela se retrouve dans l’assiette, avec un régime végétarien mais pas forcément vegan.
La nourriture présente également, comme toutes les choses physiques en ce monde, l’une des trois qualités appelées gunas : elle peut être sattvique (équilibrée), rajasique (énergétique, excitante) ou tamasique (inerte, lourde). Par exemple, dans les textes yoguiques il est dit que le café, l’ail et les oignons sont plutôt de qualité rajasique (excitants) donc à éviter, de même que les champignons, plutôt tamasiques (inertes).
Alors bien sûr, ce ne sont que des préceptes, l’idée étant de tendre vers le sattvique, l’équilibre, mais nous ne sommes pas des ascètes et sommes libres de consommer ces nourritures en conscience de ce que cela nous apporte.
Plus on avance sur le chemin spirituel, plus les perceptions deviennent subtiles et plus on peut ressentir l’effet des aliments que l’on ingère sur notre niveau d’énergie. À vous d’en faire l’expérience 🙂

Cinquième principe – La pensée correcte
Une fois que nous sommes bien reposés, bien étirés, bien oxygénés et bien nourris, il nous reste à prendre soin de notre tête… Et c’est ce que préconise ce cinquième et dernier principe. La pensée correcte sous-tend la pratique de la pensée positive et de la méditation, pour clarifier le mental et en observer les mécanismes dans le but de mieux les transcender. S’observer pour mieux se comprendre, pour mieux s’aimer, pour se transformer en la meilleure version possible de soi-même en nous affranchissant de nos vieilles habitudes, de nos peurs, de nos conditionnements… Et devenir la personne libre que nous sommes appelés à être 🙂

 

 

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  1. Pingback: Salutation au Soleil | L'actualité de Lunesoleil

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