Archives Mensuelles: octobre 2015

Sortez les arrosoirs : ici on cultive la gratitude !

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On a tous eu, avons et aurons des tuiles dans la vie, c’est un fait inhérent à l’existence : recevoir une crotte de pigeon sur la tête, se cogner dans un poteau, reculer en voiture et « effleurer un blockhaus par inadvertance » (100% vécu)… Ou bien plus grave aussi…
Et pourtant… Pourtant, nous faisons partie des personnes les plus chanceuses de la planète.

« Si tu as de la nourriture dans ton frigo, des vêtements sur ton dos, un toit au-dessus de ta tête et un endroit où dormir, tu es plus riche que 75% de la population mondiale. » De quoi relativiser un peu…

gratitude

Sommes-nous nés bien lotis ?
Le fait d’être né(e) dans un pays paisible, d’avoir un endroit où s’abriter, de quoi se nourrir et se laver, le fait d’être allé à l’école… Le fait d’être libre, au moins un petit peu, de vivre la vie que nous voulons ! Ça nous paraît évident, acquis, et pourtant il suffit de sortir du territoire pour se rendre compte de la richesse qui est la nôtre.
Je me rappelle de cette rencontre au Népal, dans un village très reculé du Téraï où je soutiens financièrement une petite communauté via une association. J’y ai rencontré une famille, qui vivait dans le dénuement le plus total (comme toutes les autres familles autour). Une petite maison en terre battue, de 15 mètres carré tout au plus, avec un toit de paille. A l’intérieur, deux planches surélevées : l’une faisant office de couchage pour les parents, l’autre pour les trois enfants. Dans un coin de la pièce, un petit monticule de terre, qui sert à poser la bouilloire ou une vieille casserole. Bref, l’image d’Epinal de la pauvreté, style Les Misérables mais en plus exotique. Et pourtant, quelle richesse dans ce village ! Des sourires jusqu’aux oreilles, du temps passé ensemble à chanter au coin du feu et à se raconter des histoires qui font peur et rire, des rituels sacrés qui ouvrent le cœur…
En Occident, la plupart d’entre nous a tout et plus encore. On a surtout le choix : le choix de notre métier, de notre compagnon de vie, de notre ville de résidence, des vêtements que l’on porte, de la marque de notre lave-vaisselle… Pourtant, à côté, notre société est souvent un peu pauvre, du moins en apparence : on sombre souvent dans le matérialisme et le « plus blanc que blanc » ou « plus vite plus fort plus neuf » ou encore le « mieux que mieux ». Dans cette course effrénée, le temps passé à sourire dans le métro ou à s’asseoir sur un banc pour regarder le monde vivre se fait tout riquiqui… Les soirées à raconter des histoires au coin du feu ? Euh… Ça n’arrive pas super souvent. À vrai dire, j’ai un coin, mais pas de cheminée.

L’idée ici n’est pas de s’auto-flageller et de s’arrêter de vouloir. Si nous sommes nés dans ces conditions, libérés en partie des contraintes de base (se loger, manger, boire), c’est qu’on a quelque chose à en apprendre ! L’idée de la gratitude, c’est simplement de reconnaître toutes ces petites choses qui font notre confort quotidien, de ne pas les considérer comme « normales » ou « acquises » : c’est un grand pas vers le bonheur que de se dire qu’on a déjà tout 🙂

gratitude2Alors concrètement, on fait comment ?
La gratitude peut commencer dès qu’on ouvre un œil le matin… Chouette alors, je suis vivant ! Encore une journée offerte pour vivre pleinement (lire la petite histoire poétique des bols des moines tibétains) !

On peut remercier le soleil de nous réveiller de ses doux rayons (en ce mois d’octobre, c’est vrai qu’il fait souvent la grasse mat’, mais alors on peut sourire aux étoiles !). On peut remercier la vie d’avoir placé dans notre lit un partenaire auprès de qui il est bon d’ouvrir les yeux (sinon, d’avoir un chat qui fait ses griffes sur notre pyjama), on peut remercier notre estomac d’avoir envie d’un petit déjeuner savoureux !

Et ce mantra du « merci » peut se prononcer tout au long de la journée… Avant de manger (du même style que la prière de grâce), où l’on remercie de pouvoir se régaler ! On peut aussi prendre quelques instants pour remercier lorsqu’on boit un verre en terrasse entre amis, parce que le moment est doux, insouciant et convivial… Ou lorsque l’on regarde un coucher de soleil, œuvre d’art naturelle et éphémère dont nous sommes témoins !

On peut aussi remercier au moment de la fin d’une belle chose… « Bien souvent, tu pleures parce que tu as été heureux ». La fin des vacances, le départ de quelqu’un… La tristesse nait de ce qu’on a été heureux : ne vaut-il mieux pas être triste ainsi, que de ne rien vivre du tout ?

Enfin, on peut prendre quelques instants avant de s’endormir le soir pour remercier la vie de la journée passée : même si elle a été particulièrement difficile, on trouve toujours un petit moment de lumière à célébrer… Attention, l’exercice amène à tirer vers l’optimisme et le contentement ! Préparons psychologiquement nos concitoyens râleurs 😉

Bref, prenez le temps de remercier, sans modération ! Petit à petit, on se rend compte que tout, absolument tout, a quelque chose à nous apporter. Les bons moments comme les moins bons. S’il y a un côté obscur de la force, l’autre côté se doit d’être lumineux 🙂

Et pour conclure, sachez que « Si vous pouvez lire ce message, vous êtes plus chanceux que les 3 milliards de personnes qui ne savent pas lire… ».
Et merci de prendre le temps de me lire ! 🙂

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Méditation, ce truc horrible…

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Méditation en entreprise, méditation pour la prise de décision, méditation pour mieux se soigner… Apparemment, la méditation, c’est un truc à la mode, et ça marche super bien. Ce qu’on ne vous DIT PAS, c’est que ça semble simple quand on écoute quelqu’un en parler, mais qu’en réalité, s’asseoir sur un coussin et « observer ses pensées sans les suivre », c’est juste affreux. Limite infaisable, surtout lorsque l’on a (comme tout le monde), environ 37 982 pensées à la seconde qui nous poussent – je dirais même, qui nous exhortent – à les suivre.
Un p’tit tour dans le sac de noeuds qui nous sert de cerveau         Capture

Voici un exemple concret et précis : une première pensée se présente, celle de notre frigo vide. Tout un monologue fascinant s’engage alors. « Mince, non, il reste quand même 2 tomates dedans. Bon, ça peut faire une sauce. Mais du coup, il me faudrait des herbes, des épices pour l’agrémenter, et des pâtes. Je prends des sans gluten cette fois ? La dernière fois, les « normales » avaient franchement collé à la casserole. J’ai mis genre 20 mn à les décoller à l’huile de coude ! Hummm. Mais j’ai déjà mangé des pâtes il y a 2 jours. Bon, je prends du riz alors ? ».
Voilà. On en est à une dizaine de pensées, issues d’une seule. Et on les a toutes suivi : on a été chercher les pâtes au supermarché, en les visualisant sur l’étagère. On les a déjà cuisiné, et on peut déjà voir l’assiette fumante qui résulte de nos travaux de cuisine. Bref, on a vécu l’avenir, mais pas le présent.
Et au bout d’un moment certain : « Flûte, je suis sensée méditer là. Pffffff. J’arrive jamais à rien. C’est pas pour moi ce truc. Bon, allez, on se concentre. Sinon, j’ai quoi dans le placard ? ». And it’s on again…

meditation1« Allez paix intérieure, j’ai pas que ça à faire ! »

Dompter notre esprit sauvage

Alors, on peut tricher ! On peut utiliser plusieurs supports pour retenir cette attention baladeuse. Un mantra que l’on se répète inlassablement, une image mentale que l’on visualise, une couleur, un visage, un paysage, l’air qui entre et sort des narines, le ventre qui se gonfle et s’abaisse, ou la flamme d’une bougie que l’on fixe : peu importe, du moment qu’on ramène l’esprit sur ce support dès qu’il se fait la malle !
Vous verrez, au début, on ne fait que ça : ramener l’attention au support. Comme un chiot qui apprend à marcher avec la laisse, court au loin, et une fois au bout de la corde, revient vers vous.
Les Bouddhistes utilisent quant à eux l’image d’un éléphant et d’un singe : au début, l’éléphant est gris, le singe marron et les deux animaux courent bien loin devant nous. Ils sont maîtres à bord ! Et puis, à force d’efforts méditatifs et de domptage d’esprit sauvage, l’éléphant blanchit le singe devient rose (c’est un symbole hein) et marchent au pas. Mieux : ils marchent à nos côtés, et nous finissons tous ensemble dans le Nirvana.

meditation elephant blanc

Dessin : Parcours du méditant, avec son éléphant et son singe, jusqu’au Nirvana

Gérer le corps qui dit « flûte ! »

Assis sur un coussin, les jambes croisées, pendant 20, 30, 60 minutes… voire plus. Rapidement, le corps dit flûte, crotte de bique, tabernacle. Les épaules se mettent à peser bien lourd, le dos en a plus qu’assez de faire son office de colonne qui tient tout et veut juste se plier, les genoux s’enflamment, les pieds commencent à s’assoupir et du coup on se sent reposer sur du vide… Voilà qui occupe rapidement tout l’esprit, qui oublie d’un coup le contenu du frigo et cette sombre histoire de pâtes pour se concentrer sur cette douleur atroce au mollet gauche ! On est pas plus dans la méditation qu’avant, sauf que maintenant on ne réfléchit plus au dîner de ce soir : on est en pleine souffrance ! En réalité, notre tête exagère la sensation et la rend bien plus insupportable qu’elle n’est réellement. Ça semble facile de dire cela maintenant, alors que je suis confortablement assise devant mon ordinateur à taper ce texte… Et pourtant, c’est vrai : prenez le temps de regarder votre douleur en face, d’en percevoir la texture, et vous verrez qu’elle n’est pas (toujours) aussi méchante que ça. On ne vous demande pas d’être maso non plus : si la douleur est trop vive, alors ouf ! On a le droit de bouger, de secouer les jambes, voire de méditer sur une chaise, les mains sur les genoux !
Les bienfaits de s’assoire sur un coussin par rapport à la chaise ? On muscle le dos, on travaille sur l’ouverture des hanches, sur la souplesse de l’articulation des genoux et des chevilles. Sans compter qu’on a l’air tellement plus classe, tel un vrai yogi !

La grande leçon de la méditation

À certains moments, la méditation devient un truc magique. Je vous jure. On vit des « expériences ». Le problème, c’est qu’elles arrivent de nulle part et repartent comme elles sont venues. On cherche alors à les interpréter, à les faire revenir, à les revivre… En vain. La méditation, c’est l’apprentissage du lâcher-prise, l’acceptation du «ah mince alors je ne contrôle pas tout, et encore moins ma tête ? ». C’est ça, en fait, la première claque que nous met la méditation : on croit tout contrôler dans nos vies, et en fait, on ne sait même pas contrôler notre tête…

La douleur physique de l’assise est aussi une grande leçon : j’ai mal, très mal, mais je sais que je peux à tout moment délier mes jambes, les secouer, détendre ma nuque et mes épaules. La douleur est un état impermanent, temporaire, comme presque tout dans la vie.
Alors quand je traverse un moment difficile, douloureux de l’existence, je peux me souvenir de cela : flûte, ça pique vraiment beaucoup, mais ça va passer ! Après la pluie vient le beau temps, au bout du tunnel se trouve le soleil, etc etc etc. Qui n’a pas déjà pris l’avion par un jour grisounet et triste pour constater qu’au-dessus des nuages, le ciel est toujours bleu ? La méditation nous le prouve : au-delà de la douleur, notre intérieur est toujours calme et paisible, comme un grand tableau blanc sur lequel tout s’inscrit et s’efface.

On se lance ?

Tenté par l’aventure ? Dix minutes par jour suffisent ! C’est comme la course à pied : on commence tranquille, et on allonge la durée au fur et à mesure. Il existe en ligne moult méditations guidées, ainsi que des bouquins par centaine, pour mettre un premier pied à l’étrier.
Vous êtes plutôt adepte de « l’immersion totale » ? Vous êtes un vrai guerrier, prêt à vous regarder dans une glace non-stop ? Tentez donc la méditation Vipassana : 10 jours reclus du monde, dans un centre près d’Auxerre (ou ailleurs dans le monde !), sans téléphone ni musique ni cahier ni RIEN. Juste à méditer 10h par jour. Ça ne coûte rien, si ce n’est un don en fin de séjour pour permettre à de nouveaux cinglés de venir tenter eux aussi l’expérience. Je vous ferai un retour d’expérience très bientôt, si j’y survis !

Bordeaux sous un ciel d’automne

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Fin septembre. Le soleil est encore là, chaud et enveloppant, et pourtant l’automne clame haut et fort son arrivée, surtout dans la douceur de l’air et dans la couleur des arbres.
Le temps est idéal pour flâner sans avoir trop chaud, tout en profitant de cette belle lumière. Bientôt, les jours raccourciront, la pluie s’invitera dans le quotidien et avec elle les thés chauds, les chaussettes en laine et les bons bouquins. Mais pour le moment, l’été nous tire sa révérence : petit jus d’orange pressé bu en terrasse, promenade en shootant dans les feuilles fraîchement tombées, yeux scotchés sur les feuillages rougissants. « L’automne, c’est le printemps de l’hiver » (Toulouse-Lautrec). Et c’est délicieux !
Alors on en profite le temps d’une balade bordelaise pour savourer les prémices de cette douce saison…

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Dernier Gazpacho de l’été !

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L’été s’en va, mais le soleil est encore de la partie ! Alors on en profite pour savourer un dernier gazpacho sur la terrasse !
On opte pour le gazpacho vert, parce que euh… C’est frais, sympa et que c’est la couleur de l’espoir.

Ingrédients :Gaspacho1

  • 1 concombre entier
  • Un yahourt nature (au lait de soja pour la version vegan)
  • Huile d’olive
  • Un peu d’ail
  • Herbes fraîches : basilic, menthe, persil
  • Côté épices : sel, poivre, curcuma, herbes de Provence

Etapes de fabrication :

  • On pèle le concombre
  • On découpe les herbes fraîches en petits morceaux
  • On met le tout en blender ! On y ajoute l’ail, l’huile d’olive, le yahourt et les épices
  • Il est possible d’ajouter un peu d’eau pour rendre le gazpacho plus liquide, selon votre goût

On place le gazpacho au frigo ou bien on y ajoute des glaçons pour un effet fraîcheur garanti !

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