Archives Mensuelles: juillet 2015

Crème de betterave

Par défaut

Envie d’une touche de couleur dans votre assiette ? Envie d’une entrée fraîche, acidulée et originale ? Envie d’un truc vite fait bien fait mais sain et bon ? On fonce sur la crème de betterave !

Ingrédients :

  • 1 betterave entière, assez grosse, ou plusieurs petites, selon la quantité voulue
  • Un yaourt au soja nature (type Sojasun), ou un yahourt au lait de vache mais quand on peut la jouer vegan, autant le faire 😉
  • Quelques feuilles de menthe fraîche à mixer, 2 autres pour la décoration
  • Un peu d’huile d’olive
  • Côté épices : sel, poivre, curcuma, thym, romarin… Laissez parler votre imagination !
  • Un peu de crème de vinaigre basalmique sur le dessus (ça s’achète partout)

On cuit la betterave si elle est achetée fraîche*, on l’épluche, puis on passe tout le monde au blender (sauf la crème de vinaigre basalmique et les 2 feuilles de menthe d’apparat). Une fois la crème obtenue, on la dépose dans un joli récipient, et on décore avec le vinaigre et les feuilles ! Effet girly assuré, sans compter que c’est délicieux…
On peut manger ça à la cuillère, ou bien en dip (en y trempant des légumes crus type carotte, concombre etc) ou bien en version tartine. Bon appétit !

Techniques de cuisson de betterave fraîche sur ce lien.

IMG_0961

Publicités

Collioure & Cadaquès : entre mer et montagne

Par défaut

Les voyages ne commencent pas lorsque l’on arrive à destination. Ils commencent dès que l’ont quitte la maison… C’est à partir du moment où nous fermons la porte de chez nous que l’inconnu peut dérouler son tapis rouge. Certes, l’invention du GPS aide à réduire un peu l’inconnu de la route à suivre (pour peu qu’il n’y a pas de chemin de campagne à prendre !), mais pour le reste… On est sûr de rien !

La route pour rejoindre Collioure fait partie intégrante du voyage. Elle file à travers une campagne vallonnée, puis longe la mer, avant de créer la surprise avec l’apparition majestueuse des Pyrénées (et du Mont Canigou si je ne m’abuse ?) encore enneigée à l’horizon. On en prend plein les yeux !
L’arrivée dans la petite ville se fait par une petite route serpentante, secrète, à travers les vignobles. On voit poindre la mer bleue tout au fond, mais pour le moment c’est la verdure qui domine !
Et puis une fois qu’on a trouvé à se garer gratuitement (défi de tout visiteur), on peut profiter de ce petit bout de paradis…
Paysage magnifique, plages paisibles, eaux turquoises, restaurants délicieux (hummmm les moules à l’aïoli !!!) et paix absolue. Le seul hic ? On est pas les seuls à vouloir venir au paradis : mieux vaut venir hors saison 😉

La route se poursuit, en longeant la côte, en s’arrêtant pour admirer le paysage. En mode 30 km/heure, 3 plombes pour faire quelques bornes et alors ? On est pas pressés !!! Comment faire autrement lorsque la route est si sinueuse, quand chaque virage révèle une vue à couper le souffle ? C’est en cela que ce trajet est une belle leçon de vie : ralentis et prends le temps d’admirer le paysage plutôt que de fonçer… Le fameux « Smile, breathe and go slowly » du grand sage zen Thich Nhat Hanh. « Souris, respire et va doucement »… Alors oui, vous arriverez moins vite à destination, mais souvenez-vous que le voyage commence à l’instant où vous quittez votre chez vous 😉

Frontière espagnole. Route unique et montagneuse. Arrivée douce à Cadaquèz, ville de maisons blanches en bord de mer, à côté de laquelle a résidé l’étonnant et truculent Salvador Dali, dans sa maison de pêcheurs de Port Lligat. Pensez bien à réserver plusieurs jours avant d’y aller : le lieu ne se visite qu’en tout petit groupe, et c’est un endroit couru ! Il faut dire qu’on est pas déçu du voyage : l’originalité et la folie créatrice, c’est Dali !

Voici quelques photos…

 

 

 

La Fête du Lotus

Par défaut

Le dimanche 5 juillet dernier (2015 donc), avec quelques amies, nous sommes parties dans le Tarn (département 81, capitale Albi pour le point géo) pour un dimanche plein de nature, de fleurs, de soleil (et de chaleur !).
Objectif : la Fête du Lotus !

En route, nous nous sommes arrêtées dans deux petits villages pleins de charme (Saint Lieu les Lavaur et Saint Sulpice), où l’on respire bien mieux qu’à la ville. Le calme, les cigales qui chantent, le vent dans les feuilles… Pique-nique sur une pelouse verdoyante aux abords d’un vieux lavoir… Petite église en briques rouges déserte avec ses gargouilles… Ambiance bucolique… En gros, un décor très XIXème siècle style peinture impressionniste (référence à Manet et son Déjeuner sur l’herbe ?). Ou bien décor de l’Amour est dans le pré sur M6, selon les références de chacun.

Le point de chute de cette journée a donc été la Fête du Lotus au Jardin des Martels. Un jardin magnifique, comme on en trouve plusieurs dans notre belle contrée. Un coin de verdure, d’évasion, où l’on se sent plus à Bali que dans la campagne tarnaise. Certes, je n’ai jamais mis les pieds à Bali, mais j’ai lu et vu Mange Prie Aime et j’ai une petite idée sur la question. Comme quoi, nul besoin de débourser des sommes folles pour s’offrir un brin de dépaysement !

La Fête du Lotus est l’occasion de célébrer la floraison de cette fleur magnifique et ô combien symbolique. Petite histoire courte (bien qu’il y aurait tellement plus à dire…) : le lotus prend racine dans la vase humide d’un bassin. Il a donc des origines peu esthétiques, et pourtant, sa tige se déploie et finit par donner des feuilles impressionnantes de rondeur, sans compter la fleur magnifique qui s’y épanouit. La métaphore humaine est alors facile : malgré la « vase » dans laquelle nous sommes tous enlisés (préjugés, normes, émotions négatives etc), nous avons tous la possibilité de transcender cette boue nauséabonde en s’étirant vers le haut, pour finalement atteindre « l’éveil » dont parlent les Bouddhistes – devenir notre propre fleur de lotus. Y a clairement du boulot, mais qui ne tente rien n’a rien 😉
De par sa beauté, la fleur de lotus symbolise la fertilité, la prospérité et la longévité. Et puisque ses graines vivent très longtemps, le lotus représente l’éternité de la vie…
Bref, le quart d’heure botanico-spirituel est maintenant terminé !

Cette fête du lotus amène une célébration de l’art asiatique, et notamment japonais : cérémonie du thé, calligraphie japonaise, atelier d’origami ou d’ikébana (arrangement floral) et bien plus encore… On a goûté au thé matcha, qui a le goût d’une soupe aux épinards (pas mal du tout, si on aime les épinards of course). Petite expérience exotique du jour, à raconter aux collègues lundi !

J’aime ces journées toute simples, dépaysantes, alors que l’on est à deux pas de chez soi.

Journée nature, respiration, ouverture, découverte. Un dimanche parfait en somme !

 

Une histoire poétique de bols

Par défaut

Je ne saurai plus vous dire où est-ce que l’on m’a raconté cette histoire, et c’est finalement ce que j’aime le plus : ne plus savoir où, qui, comment, et se dire que cette histoire a toujours été là…

Il était une fois, ou plutôt il est toujours une fois, dans les monastères tibétains, chaque moine possède traditionnellement un bol (tibétain, qu’on peut faire  « chanter », pas Nesquik). Lors du décès de l’un d’eux, le rituel consiste à retourner son bol, comme pour marquer son départ, et ainsi pouvoir se remémorer sa présence au sein de la communauté. Et puis, un jour, le rituel s’est étendu : chaque soir, en quittant le temple, tous les moines (vivants, donc) retournent leur bol. Et chaque matin, lorsqu’ils entrent à nouveau dans le temple pour le premier office, ils le mettent de nouveau dans le bon sens. Pourquoi cette chorégraphie du bol ? L’un des concepts phare du bouddhisme tibétain, c’est la notion d’impermanence. Tout ce qui est composé de deux éléments ou plus est appelé à changer, voire à mourir. On y reviendra. Du coup, retourner son bol en partant le soir comme on le fait pour les défunts, c’est accepter la possibilité de ne jamais revenir dans le temple (et si ça arrive… pas de bol !). Parce qu’on ne sait jamais en réalité, ce que l’instant suivant nous amène… « La vie ne tient qu’à un fil »… Oh, je vous vois venir ! Non non, ça n’est pas déprimant !

Parce qu’au petit matin, remettre son bol dans le bon sens, c’est remercier la vie de ne pas nous avoir quitté ! Symboliquement, c’est aussi lui permettre de « remplir » ce bol, du style « hé la vie, voilà, je suis toujours là, mon bol est vide pour le moment, on y met quoi jusqu’à ce soir ? ». C’est ouvrir grand les bras à tout ce qui se présente, parce que la vie n’est jamais que ça : une succession d’instants et d’expériences 🙂

BOL 2