Comment choisir son cours de yoga ?

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La rentrée approche et peut-être as-tu envie de découvrir/approfondir la pratique du yoga. Mais comment choisir son cours, parmi une offre prolifique ?
Je te présente ici les critères que j’utilise personnellement pour choisir mon cours, lorsque je décide d’être élève pour nourrir ma pratique.
Note importante : ils ne sont pas présentés par ordre d’importance !

Le côté pratique
Alors bien sûr, il y a l’aspect pratiquo-pratique du cours : est-il à côté de chez moi/de mon lieu de travail ? Est-ce que l’horaire me convient ? Est-ce que le tarif est conforme à mes possibilités ? Bon, ça paraît évident donc on ne va pas s’appesantir là-dessus.

Le type de yoga
Cette question s’adresse surtout à deux types d’élèves : ceux qui ont des besoins spécifiques, et ceux qui ont déjà un peu pratiqué et souhaitent approfondir un style de yoga en particulier.
 – J’ai des besoins spécifiques
Du fait d’une limitation physique plus ou moins importante (maux de dos, d’épaule, maladie chronique, arthrose ou autre), les cours de yoga « traditionnels » peuvent ne pas être accessibles. Bonne nouvelle ! Il existe des cours de yoga adapté, très doux et en petits groupes, qui utilisent des accessoires pour faciliter la pratique : tapis très épais, ballons de gym, espaliers, coussins… Il existe également des cours de yoga sur chaise, accessibles à tous les âges de la vie !

J’ai envie de pratiquer un style précis
Hatha, Ashtanga, Vinyasa, Mysore style, Kundalini, Yin, Sivananda… Oui oui, il existe mille et une écoles de yoga ! Mais gardes à l’esprit que tout cela reste… du yoga : le travail postural sera peut-être un peu différent, mais la philosophie sera la même. Disons que la destination peut être atteinte en prenant plusieurs chemins 😉
À noter : pour ma part, en tant qu’enseignante, je ne suis pas fidèle à un style, étant formée à plusieurs… J’aime plutôt varier les plaisirs en fonction de l’énergie du moment, justement pour expérimenter le corps de plusieurs manières. Cette approche peut séduire un pratiquant en recherche d’éclectisme, mais peut aussi rebuter le yogi « fan » d’une école bien précise ! N’hésite pas à te renseigner auprès de l’enseignant.

Le prof
Pour moi, c’est je crois le point le plus important… Qui est l’enseignant ? Quelle est son énergie ? Comment je me sens en sa présence ? Sa voix est-elle agréable pendant la relaxation ? Que vibre-t-il/elle lorsqu’il/elle enseigne ?
Pour cela, le mieux est encore d’essayer une séance… et de se faire un avis.
Personnellement, je suis très attentive à ce qu’il « vive » le yoga, lors de la séance mais aussi en-dehors du tapis. Est-ce qu’il incarne ce qu’il enseigne ? Depuis combien de temps pratique-t-il, est-ce que le yoga fait partie intégrante de sa vie, de sa philosophie d’être ? Est-ce que cet enseignant continue de se former, de pratiquer, de participer à des stages/conférences/ateliers/cours en tant qu’élève ? Tu as le droit de poser des questions !
Et parfois, il n’est même pas utile de poser ces questions : on le sait intuitivement. Parfois même avant de l’avoir rencontré, simplement en regardant sa plaquette/son site internet/sa page Facebook !
Alors, voici ma méthode : je me renseigne sur le prof. Je regarde ses supports de communication s’il en a, je vois si sa présentation « me parle ». Si c’est le cas, j’essaie l’un de ses cours, et j’avise ensuite si je souhaite poursuivre ou non avec lui.

Le nombre d’élèves
Il y a des cours à 10, 15, 25, 60 élèves… Et c’est important de le savoir, car cela peut changer la pratique !
Pour les yogis aguerris, un grand groupe ne pose pas vraiment de souci : si tu es autonome, que tu connais ton corps et es à l’aise avec les notions d’alignements demandés dans la plupart des asanas (postures), tu n’as peut-être pas besoin de l’attention assidue de ton enseignant. L’énergie d’un groupe important peut être très belle, lorsque l’on se sent porté par toutes ces personnes autour de nous qui pratiquent à nos côtés !
En revanche, si tu débutes ou si tu souhaites avoir une attention plus rapprochée, mieux vaut privilégier un petit groupe : l’enseignant garde un œil sur tout le monde et peut aisément venir apporter quelques petites améliorations posturales.
Personnellement, j’aime quand l’enseignant appelle ses élèves par leur prénom !
Il existe également les cours particuliers : plus onéreux c’est vrai, mais cela peut être très chouette si
– ton emploi du temps ne te permet pas de participer à une séance hebdomadaire,
– tu as un besoin spécifique (limitation physique, envie de débuter en étant très encadré etc…)
– tu as envie d’approfondir un point en particulier, d’aller plus loin sur un aspect précis de ta pratique.
Ces cours sont évidemment sur mesure, avec une relation très personnelle à l’enseignant.

Voilà, j’espère que cet article pourra t’aider dans ton choix et je te souhaite une très belle pratique !

 

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Les cinq principes du yoga

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On a souvent en tête que le yoga est une pratique posturale et respiratoire, ce qui est en partie vrai, mais seulement en partie ! Au-delà d’une activité physique, c’est avant tout un mode de vie, et je pourrais vous en parler des heures tant ça me passionne ! Mais pour aujourd’hui, je m’en tiendrai à vous partager les cinq principes du yoga selon le maître indien Sivananda. Revus à ma sauce, évidemment 😉

Premier principe – La relaxation correcte
Qui aurait l’idée de laisser le moteur de sa voiture tourner sans arrêt pendant des années, même lorsqu’elle est garée et ne roule pas ? Sans doute personne. À ce rythme, est-ce que la voiture ferait long feu ? Pas certain.
Pourtant, bien souvent, c’est ce genre de rythme que nous nous imposons : nos temps professionnels sont bien remplis, nos temps personnels sont surchargés d’activités diverses et variées, et même pendant nos temps de repos, la tête continue à remâcher des pensées, des projets, des soucis… Mais où est le bouton off de cette machine infernale ? Faut-il nécessairement attendre qu’un « gros truc nous tombe dessus » pour nous forcer à ralentir la cadence, à s’écouter un peu plus et à accepter de se poser ?
La relaxation peut prendre différentes formes : scan corporel, exercices respiratoires doux, visualisations, musique douce… Le but étant surtout de prendre ce temps précieux pour soi.
Les effets ? Il sont multiples, mais notons surtout l’activation du système nerveux parasympathique qui amène le ralentissement du souffle et du rythme cardiaque, la baisse du taux de cortisol dans le sang (hormone responsable du stress), une meilleure digestion etc…
La relaxation fait partie intégrante d’un cours de yoga : au début, au milieu et/ou à la fin en fonction des écoles et des enseignants, elle est essentielle pour permettre aux cellules d’assimiler tous les bienfaits de la pratique ! Un peu comme un sachet de thé qu’on laisserait infuser quelques minutes pour donner une nouvelle saveur à l’eau présente dans notre tasse…

Deuxième principe – L’activité correcte
Là-dessus, tout le monde est d’accord : notre corps est fait pour bouger, et les bienfaits d’une activité physique ne sont plus à prouver !
Le yoga précise néanmoins qu’une activité « correcte » permet de travailler toutes les parties du corps et ce de différentes manières : étirement et renforcement des muscles, des ligaments, des articulations, des organes, de la colonne vertébrale… Le tout en demeurant à l’écoute de ses sensations.
Ce travail permet de délier les tensions en profondeur, de redonner de l’énergie, de rajeunir les différents systèmes du corps.
Attention ! On a tendance à croire, photos Instagram sur une plage californienne à l’appui, que le yoga est une discipline pour les personnes souples et athlétiques, des individus capables de faire le grand écart, de mettre un pied derrière la tête ou de tenir en équilibre sur deux doigts : ça peut. Mais on peut aussi pratique en étant raide comme un bâton de marche nordique, en ayant un problème d’épaule, de hanche, un fort embonpoint, voire des difficultés à marcher… Ça sera peut-être moins spectaculaire, moins « instagrammable », mais le yoga n’est pas du cirque ! Je crois que cela fera l’objet d’un article, car la question me revient tellement souvent… « Est-ce que je peux ? » : bien sûr que oui !

Troisième principe – La respiration correcte
Pratiquer le yoga en apnée, c’est compliqué ! Comme n’importe quelle activité d’ailleurs : essayons donc d’aller faire un jogging sans respirer, nous n’irons pas bien loin et aurons une drôle de couleur !
Lorsque l’on débute le yoga, c’est surtout lors de la salutation au soleil que l’on goûte à cela : ce n’est pas le mouvement qui dirige le souffle mais l’inverse. Au départ, c’est souvent fastidieux d’enchaîner les différentes postures tout en pensant à sa respiration : petit à petit, avec la pratique, cela devient tout à fait naturel. On peut alors habiter pleinement l’instant et enchaîner les salutations au soleil sans fatigue, peut-être même jusqu’au fameux nombre 108 😉
La respiration correcte, c’est de respirer pleinement et rythmiquement. Pour cela, il est nécessaire de se familiariser avec notre souffle afin de contrôler les inspirs et les expirs. En yoga, on utilise les pranayama (exercices respiratoires) pour (ré) apprendre à respirer avec différents buts : une respiration dynamisante en début de pratique, puis apaisante avant la relaxation finale. Prana signifie énergie vitale (le qi en chinois), yama signifie contrôle. Ainsi, la respiration offrirait la possibilité de contrôler son énergie !
Il existe toute une gamme de pranayama, certains étant très puissants. Il est important d’être guidé par un enseignant au départ, surtout pour les exercices plus complexes. En attendant, se familiariser avec les respirations abdominales et thoraciques est déjà un bon début.

Quatrième principe – L’alimentation correcte
« Que ton aliment soit ton seul médicament », « la santé se trouve avant tout dans l’assiette », « ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé ». Les phrases nous invitant à veiller sur notre alimentation sont nombreuses. En yoga aussi, on part du principe que l’alimentation nous offre de l’ojas, de l’énergie, de la force, de la puissance.
Bien entendu, les recommandations sont de manger des aliments frais et de saison, jusque là rien de très nouveau au soleil.
En yoga, on parle aussi de respecter le principe d’ahimsa : la non-violence, le respect de la vie. Et cela se retrouve dans l’assiette, avec un régime végétarien mais pas forcément vegan.
La nourriture présente également, comme toutes les choses physiques en ce monde, l’une des trois qualités appelées gunas : elle peut être sattvique (équilibrée), rajasique (énergétique, excitante) ou tamasique (inerte, lourde). Par exemple, dans les textes yoguiques il est dit que le café, l’ail et les oignons sont plutôt de qualité rajasique (excitants) donc à éviter, de même que les champignons, plutôt tamasiques (inertes).
Alors bien sûr, ce ne sont que des préceptes, l’idée étant de tendre vers le sattvique, l’équilibre, mais nous ne sommes pas des ascètes et sommes libres de consommer ces nourritures en conscience de ce que cela nous apporte.
Plus on avance sur le chemin spirituel, plus les perceptions deviennent subtiles et plus on peut ressentir l’effet des aliments que l’on ingère sur notre niveau d’énergie. À vous d’en faire l’expérience 🙂

Cinquième principe – La pensée correcte
Une fois que nous sommes bien reposés, bien étirés, bien oxygénés et bien nourris, il nous reste à prendre soin de notre tête… Et c’est ce que préconise ce cinquième et dernier principe. La pensée correcte sous-tend la pratique de la pensée positive et de la méditation, pour clarifier le mental et en observer les mécanismes dans le but de mieux les transcender. S’observer pour mieux se comprendre, pour mieux s’aimer, pour se transformer en la meilleure version possible de soi-même en nous affranchissant de nos vieilles habitudes, de nos peurs, de nos conditionnements… Et devenir la personne libre que nous sommes appelés à être 🙂

 

 

Pour une grossesse naturelle & « yoguique »

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Je vis actuellement ma première grossesse et depuis le départ, les choses se sont faites de manière assez surprenantes : j’ai su que j’étais enceinte bien avant le fameux test !
Et puis, une fois la -jolie- surprise passée (ce bébé était projeté mais pas attendu là tout de suite), il est devenu évident pour moi que je souhaitais vivre cette expérience unique le plus naturellement possible, à l’écoute de mon corps.
Je vous partage ici mes expérimentations. Loin de moi l’idée de prêcher que c’est « la bonne manière de faire », c’est simplement « ma manière de faire », sans prétention. Chaque corps est différent, chaque histoire est différente, et tant mieux !
Je trouve cela grisant de se sentir aventurière sur un terrain encore inconnu – celui de la maternité – et de l’explorer de cette manière : en pleine conscience 🙂

Je n’ai pas à me plaindre : je vis jusque là une grossesse relativement sereine. J’ai bien entendu quelques petits désagréments, mais au vu de ce qu’on entend autour de soi, je m’estime vraiment chanceuse !
Voici tout de même quelques petits maux pour lesquels j’ai dû chercher des solutions.

1) Les acidités et reflux œsophagiens
dûes à l’action des hormones qui rendent toutes les parties du corps plus souples en vue de lui permettre de s’ouvrir pour faire de la place au bébé. Ce phénomène s’intensifie en fin de grossesse puisque l’utérus prend tellement de place dans l’abdomen que les organes digestifs viennent se « tasser » sous le diaphragme et contre la colonne vertébrale.
Mes astuces :
Bien entendu, mon médecin s’est empressé de me prescrire du Gaviscon, que j’ai tardé à aller chercher à la pharmacie : pour le moment, j’en ai pris une fois et j’ai trouvé ça assez dégueu.
J’ai décidé de faire sans et d’expérimenter par moi-même pour le moment. Voici ce qu’il en ressort :
– Manger une petite poignée d’amandes en fin de repas
– Ne pas s’allonger directement après manger. Et lorsque je m’allonge, je surélève ma tête avec un coussin supplémentaire.
– Boire un verre de lait végétal et/ou manger une pomme
À ce jour, ça marche pour moi !

2) Le mal de dos
C’est surtout avec mon dos que c’est compliqué, et je suis consciente que ça ne va pas aller en s’arrangeant !
Les hormones ont encore frappé, et notamment la relaxine : elles travaillent si bien sur mon bassin en vue de son ouverture que mes ligaments sont hyperlaxes et de fait, les sacro-iliaques sont fragilisés, ce qui occasionne une douleur très régulière dans mon nerf sciatique, surtout à droite (mais parfois le gauche dit coucou aussi !). Le muscle piriforme est lui aussi douloureux et contracté. En bref, dès que je me penche en avant, je reçois une décharge électrique d’ampleur variable. « Suffit de pas te pencher » me direz-vous. Sauf que je suis prof de yoga, que je passe ma vie à me pencher et à me tordre dans des directions improbables. Et puis le simple fait de me tourner dans mon lit la nuit me fait mal. Bon, voici mes astuces du moment :
– Je vois une osthéopathe de temps à autre qui me soulage temporairement, mais je n’ai pas la possibilité d’aller la voir toutes les semaines !
– On m’a prêté une petite couverture chauffante qui me sauve littéralement : dès que je m’allonge, je l’allume et la place sous mon dos/fesses pour chauffer la zone endolorie et je me lève (presque) comme neuve !
– Si je n’ai pas la possibilité de m’allonger, je m’attache une bouillotte d’eau chaude sur le dos à l’aide d’une écharpe, pour un look geisha des plus tendances (blague).
– On m’a prêté une ceinture de grossesse qui se porte sur l’os pubien et au milieu des fesses environ. Très serrée, elle permet de maintenir les os iliaques. Je la porte lorsque je dois marcher, en revanche elle est assez inconfortable en étant assise. Lors des séances de yoga, elle m’aide à tenir bon mais est parfois bien inconfortable dans certaines postures. Et lorsque je la retire, j’ai l’impression que tout mon bassin s’effondre puisqu’il n’est plus maintenu, ça fait une drôle de sensation !
– Le repos…
– Quelques postures de yoga douces pour détendre les sacro-iliaques. Celle qui me sauve en ce moment ? La version de base de kapotanasana, le pigeon !

Bon, on ajoute à cela un nez tout sec (une goutte d’huile de sésame dans les narines – recette ayurvédique- et ça repart !), des saignements de nez réguliers, une fatigue qui tombe dessus comme une massue, une tendance à être émue pour des clopinettes etc. Mais globalement, rien de bien méchant !

Deux bouquins vraiment chouettes qui me soutiennent pendant cette grossesse :

  • Yoga & Méditation pendant la grossesse, de Mell Campbell : une posture et une méditation par semaine, en lien avec l’étape de développement du bébé. Un chouette moyen d’être connectée à ce que le bébé vit !
  • Ma grossesse bio et naturelle de la conception à la naissance de Marie Touffet : soins bios contre les maux de grossesse, guide de préparation à l’accouchement, calendrier mois par mois… Une mine d’infos !

On m’en a prêté beaucoup d’autres, mais j’avoue que ce sont les deux qui m’ont le plus « parlé ».

[Le volet « Préparation à la naissance en conscience » paraîtra prochainement !]

Mon épicerie pour garder la forme
En tant que végétarienne depuis 5 ans, il est bien évident que je fais attention à mes apports en protéines et en fer. Je pensais que la grossesse allait faire chuter mes taux, mais non, tout va bien ! Comme quoi, on peut être végétarienne et enceinte et en super forme, n’en déplaisent aux sceptiques…

Pour être au top, en plus d’une alimentation équilibrée et bio labellisée « 5 fruits et légumes par jour », j’ajoute des super aliments :
– Levure de bière
– Spiruline
– Graines germées
– Graines de lin, de tournesol et de courge
– Huile d’olive, de noix et de noisette
– Algues à saupoudrer sur les plats/les salades

Je tiens à préciser que ce « régime » ne m’empêche pas d’avoir pris pas mal de kilos (je reste gourmande et enceinte hein !), mais cette alimentation me permet à 7 mois de grossesse d’être globalement en forme, d’assurer ma dizaine de cours par semaine sans (trop) de soucis ainsi que d’honorer mes engagements personnels à droite à gauche ! Et ça, c’est très précieux 🙂

À bientôt pour parler naissance en conscience !

Mais au fait, Palmo Shanti, « elle » fait quoi ?

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Si on en croit le site internet de Palmo Shanti, je ne propose que deux cours par semaine. Vous êtes plusieurs à m’avoir demandé si j’intervenais ailleurs, si je faisais autre chose à côté…
J’ai décidé de répondre aux curieux 😉

Alors effectivement, les deux cours sur le site ne sont que la partie immergée de l’iceberg.
Je n’ai pas de travail complémentaire à côté : j’enseigne le yoga à temps plein !
En fonction des semaines, on peut me trouver :
– dans plusieurs entreprises
– auprès de seniors dynamiques chez une kinésithérapeute
– dans une résidence service pour personnes seniors
– dans une crèche avec des p’tits bouts
– auprès d’adolescents en difficulté
– auprès de personnes cérébro-lésées
– dans des cours particuliers
– intervenant ponctuellement pour un évènement dans une entreprise ou une institution
-…

Vous le constaterez, les profils des yogis avec lesquels je pratique sont très variés, et c’est exactement ce que je souhaitais ! Je n’ai jamais aimé la routine : chaque cours ou presque est différent, il n’y pas ou très peu de répétition au fil de la semaine. Il est évident qu’on n’enseigne pas de la même manière à un p’tit loup de 2 ans qu’à un papi de 94 😉 J’aime infiniment cette richesse !
Alors bien sûr, cela a ses petits inconvénients : cela requiert un temps de préparation assez long pour chaque séance, beaucoup de recherches et surtout une capacité d’adaptation de folie… Il m’arrive fréquemment d’avoir préparé une séance qui ne « colle » pas aux possibilités des élèves dans le moment présent. Il faut alors trouver des propositions nouvelles, des adaptations inattendues et tirées du chapeau : oh oui, c’est une vraie gymnastique pour mon cerveau aussi 😉
Au bout du compte, j’ai l’impression de m’enrichir à chaque cours, de développer une grande créativité, et j’apprends tellement au contact de toutes ces personnes !
Voilà, maintenant vous savez 🙂

3 ans plus tard…

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Cela fait presque trois ans que je ne suis pas venue écrire sur ce blog. Le dernier article parlait du début de la fin de mon « ancienne vie », lorsque j’ai quitté mon emploi toulousain pour vivre un rêve : revenir sur ma terre niortaise natale et y enseigner le yoga à temps plein. Oh, comme l’eau a coulé sous les ponts depuis ! Lorsque l’on ose dire « oui » à la vie, c’est fou ce qu’elle nous réserve !
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Alors voilà, petit bilan trois ans plus tard :
J’ai effectivement quitté la ville rose et ai retrouvé Niort après… dix ans de pérégrinations. La ville a bien changé (en mieux), et quel bonheur de rencontrer d’autres Niortais qui, comme moi, sont partis explorer le monde et sont revenus aux sources ! Il me semble important d’aller voir par soi-même si l’herbe est plus verte ailleurs, pour mieux revenir 😉
Côté pro, j’ai donné naissance au projet Palmo Shanti, avec des cours de yoga, des ateliers thématiques, des week-ends… J’ai rencontré pleins de gens formidables, des tout-petits, des enfants, des ados, des adultes, des personnes à mobilité réduite ou malades, des seniors, des grands seniors… J’ai enseigné le yoga la tête en bas, assise sur une chaise, les jambes en l’air, en équilibre sur les mains… Je vous ai rencontré dans une salle d’entreprise, en plein air, dans un centre de rééducation fonctionnelle, dans le salon d’honneur de la mairie, dans une petite salle au sol en tatamis… Que d’aventures !

Et puis, ces derniers jours, je me suis dit que j’avais envie de redonner un second souffle au blog de Mamzelle Palmo. Le faire renaître de ses cendres, trois années plus tard. M’offrir à nouveau un espace d’expression, autour des thèmes qui me font toujours profondément vibrer : la quête de sens, le bien-être, le yoga, la méditation, le retour à une vie plus simple… Avec un nouvel ajout : la maternité ! En voilà une nouvelle aventure 😉
Alors voilà, ici tu trouveras le fruit de mes prises de conscience, de mes pensées, de mes recherches. Si cela résonne en toi, alors tant mieux 🙂

Bonne lecture et à très vite !
Tiphaine

 

 

Grand jour pour une nouvelle vie

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Today is THE day.

Il y a 4 jours à peine, j’ai tiré cette carte du tarot-enseignement d’Osho Rajneesh. Le genre de truc que je fais rarement, sauf quand je suis en mal de poésie ou avec l’envie qu’on « me dise en truc sympa » quand j’ai un coup de spleen. Il va sérieusement falloir que je commence à prendre ces choses au sérieux, car voici ce que m’a dit la carte « Compréhension » que j’ai tirée :

« L’oiseau peint sur cette carte regarde vers l’extérieur de ce qui semble être une cage. Il n’y a aucune porte et effectivement les barreaux disparaissent. Les barreaux étaient une illusion et ce petit oiseau est appelé par la grâce, la liberté et l’encouragement des autres. Il étend ses ailes, s’apprête à prendre son envol pour la toute première fois.
L’aube d’une nouvelle compréhension – que la cage a toujours été ouverte et le ciel a toujours été disponible à notre exploration – peut nous porter à nous sentir quelque peu incertain au début. C’est naturel et normal de se sentir incertain, mais ne laissez pas cela ombrager l’opportunité d’expérimenter la légèreté du cœur et l’aventure qui vont de pair avec l’incertitude.
Acceptez la douceur du moment qui se présente. Sentez le frémissement des ailes en vous. Déployez vos ailes et soyez libre ! »
Carte Compréhension
4 jours après, aujourd’hui en somme, ma responsable hiérarchique m’informe que suite à ma démission, l’offre de travail correspondant à mon poste est en ligne et que j’ai la charge de la relayer auprès des réseaux qui me semblent pertinents. Drôle de tâche que d’annoncer au grand public qu’on cherche un successeur !

Cela m’a pris des mois et une quantité pharaonique de turlupinages internes pour prendre la décision de quitter mon poste et mon style de vie actuels, ma « cage » dont parle la carte. Des mois de peurs, de doutes, d’espoirs, de frissons. Aujourd’hui, à la face du monde, c’est acté : je m’en vais pour de nouvelles aventures, en phase avec ce qui m’habite depuis quelques temps déjà : le yoga, l’ayurveda, les sagesses orientales…
L’angoisse du « oh mon dieu qu’est’ce que j’ai fait ?! » a laissé place à un esprit rationnel et organisé, car oui, tout est en chantier : le site internet, la plaquette de présentation, des emails et les appels pour dégoter des salles où enseigner… Un autre sentiment a fait surface depuis peu, plus doux et apaisé, une petite voix qui me dit : « ce que tu fais est juste, tu es légitime à le faire et prête alors lâche prise et arrête de te prendre le chou s’il te plaît ». Facile à dire, mais j’y travaille 🙂

Aujourd’hui, en publiant l’offre d’emploi pour me remplacer, ma décision devient publique. Ça me donne une boule au ventre sur fond de fierté, un drôle de tableau. Le retour en arrière n’est plus possible. I did it! Et comme il serait un peu nunuche de rester dans une cage dont les barreaux se sont ouverts, je n’ai plus qu’à déployer mes ailes et être libre 😉 C’est pas moi qui le dis, c’est la carte !

Petite légende hindoue

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« Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eût un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver.

brahmaBrahma, le dieu créateur de la trinité hindoue

Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette. Lorsque les dieux furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : « Enterrons la divinité de l’homme dans la terre. »

Mais Brahma répondit : « Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera. »

Alors les dieux dirent : « Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans. »

Mais Brahma répondit à nouveau : « Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface. »

Déconcertés, les dieux proposèrent : « Il ne reste plus que le ciel, oui, cachons la divinité de le ciel. »

Mais, Brahma répondit encore : « Non, un jour, l’homme parcourra le ciel, ira sur la Lune et la trouvera. »

Les dieux conclurent : « Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour. »

Alors Brahma dit : « Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme: nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher. »

lumière

De la nécessité de prendre conscience

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Mon dieu comme le temps file ! Il est dit partout que tout s’accélère, mais la fréquence de publication sur ce blog semble échapper à cette règle 🙂 Ou plutôt, l’auteure que je suis est prise dans un tel tourbillon qu’il est difficile de prendre le temps de prendre la plume (le clavier en fait). Mais voilà qui est fait. Et on reprend sur les chapeaux de roue !

chapeaux de roueChapeaux de roue 🙂

Attention ! Cet article n’est pas un truc écolo moralisateur ! C’est plutôt un condensé d’inspiration, pour voir le monde autrement et pour agir 🙂

On le sait, la situation du monde (côté environnement) est critique.

En chiffres, en vrac :
– 250 000 à 500 000 espèces vivantes disparaissent chaque année. D’ici 2050, c’est 50% de notre biodiversité qui aura disparu. Pour info, 2050 ans, c’est dans pas longtemps. 34 ans exactement. Et on sera pas vieux que ça… Si on est encore là.
– Avec la montée galopante de nos émissions de CO2, on peut s’attendre à gagner 4,8 degrés d’ici 2100, ce qui équivaut à une augmentation de 1 mètre du niveau des océans, à des précipitations intenses et meurtrières dans les zones humides et à des sécheresses sans précédent dans les zones arides. Sympa.
– On consomme de plus en plus d’espace. En France, chaque année, plus de 75 000 hectares de nature sont transformés en surface artificielle, soit un département en 10 ans. Jusqu’où ?
– On est bien parti pour être 16 milliards d’habitants d’ici 2100, de quoi se mettre à la coloc’ !
Etc, etc, etc. Pas besoin de remplir des pages de chiffres, on a bien compris : il faut agir au plus vite. Là, tout de suite.

Et ça tombe bien : en ce moment, on observe un mouvement de prise de conscience, de la part des citoyens. Et puis après la prise de conscience, il faut agir, car « savoir » ne suffit plus…

Inspirations en vrac

Vous en avez sans doute entendu parlé, voire vous l’avez vu. Il est incontournable ! La plupart des films environnementaux sont franchement alarmistes et ont tendance à nous déprimer un peu plutôt qu’à nous encourager à agir : Une vérité qui dérange, We feed the World… Parmi une longue liste.

En gros, Demain, c’est un film qui part à la rencontre de citoyens qui ont un jour eu une chouette idée et qui l’ont mise en place. Certes, ils n’agissent qu’à petite échelle, mais si chacun fait sa part du boulot, ça finira par faire une sacrée belle mosaïque d’initiatives 🙂
Pour info, le site du film propose aussi tout un tas de « solutions » simples à mettre en oeuvre dès aujourd’hui pour agir.

Demain le film

http://www.demain-lefilm.com/

  • Une phrase qui booste à fond

« Nous ne sommes pas en crise mais en métamorphose. Le 21ème siècle est le siècle de la mobilité. Il est temps de passer d’une société de performance à une société d’épanouissement, d’une société du bien à une société du lien ».
Jean-Paul Delevoye (Conseil Economique, Social & Environnemental) a dit cette phrase dans l’une des vidéos du MOOC « Devenez Entrepreneur du Changement » de Ticket for Change et HEC Paris (un truc à faire si on a envie de changer le monde sans trop savoir comment s’y prendre !).

  • Une interview qui résonne fort et nous met un coup de pied au popotin

Le poète, philosophe et écrivain Pierre Rabhi a dit « Ma vie vaut plus qu’un salaire » dans une interview à lire ici.
Ce que j’en retiens ?
– Qu’on est libre d’adhérer au modèle sociétal qu’on nous impose, mais qu’on est également libre de dire crotte de bique et de chercher à vivre autrement. On est libre de transgresser les normes.
– Que tout est organisé pour que l’on ne perçoive pas qu’un autre monde est possible.
– Que « pour survivre, est-il nécessaire de troquer sa vie contre un salaire ? »
– Et puis la fameuse histoire de l’antilope : « Le lion mange l’antilope pour survivre. Pas pour la placer en banque. La croissance économique infinie, c’est comment donner au pillage le champ libre. Et le système s’arrange pour nous persuader que c’est la seule voie possible. Et qu’il nous manque toujours quelque chose à acheter. Nous devons être en état de pénurie, de désir permanent. »
– Que plus que jamais, il nous faut nous connecter : à soi, à la nature, aux autres.
Pierre Rabhi, qui est également l’initiateur du Mouvement des Colibris, un mouvement d’actions global très inspirant et qui prend de l’ampleur.

Pierre RabhiPierre Rabhi (MigroMagazine.ch)

Je pourrais remplir des pages de citations, de personnalités inspirantes, d’initiatives originales et audacieuses… Mais c’est à chacun d’ouvrir grand les yeux et les oreilles pour glâner par-ci par-là, à l’échelle locale, des opportunités d’agir.
Le monde bouge, et nous aussi 🙂

 

 

Leitmotiv 2016 : Osons osez osent !

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2016, lu à l’envers, devient la joie. Joli programme !

2016 joie

La joie peut provenir de pleins de choses. D’être en bonne santé, d’être entouré de ceux qu’on aime, de déguster une part de frangipane… (c’est de saison !)
Il y a aussi la joie d’être pleinement soi et de vivre la vie qu’on veut, du genre qui donne envie de se lever le matin… Mais pour ça, il faut oser !

Un jour, dans un centre bouddhiste, un lama m’a dit
« C’est en se plantant qu’on pousse »
À méditer 😉

Oser…
Être vraiment soi-même. Enfin ! Ne plus (trop) se préoccuper de ce que les autres peuvent penser ou dire de nous. L’avez-vous remarqué ? Quoi que l’on dise, quoi que l’on fasse, quels que soient les vêtements que l’on porte, on ne fera pas l’unanimité. On trouvera toujours quelqu’un que cela surprend, choque, interpelle, blesse. On doit faire le deuil du fantasme selon lequel on voudrait plaire à tout le monde…
Alors autant ne plus se prendre la tête pour quelque chose qu’on n’arrivera jamais à contrôler ! Laissons libre cours à notre personnalité (tout en respectant les autres), à notre créativité et à notre enthousiasme !

oseYannick Noah a dit « Ose, redonne à ta vie sa vraie valeur »

Oser…
Vivre nos relations de manière authentiques. Dire les choses, les sympas comme les moins sympas (mais avec des mots doux ?), sans avoir peur de décevoir, d’être jugé, d’être moins aimé. Être honnête, être pleinement soi-même, sans chichi ni masque.
« Un ami, c’est quelqu’un qui me connait bien mais qui m’aime quand même ». J’aime bien cette phrase !

Oser…
Dire les choses vraiment : oser dire non, dire oui, dire je sais pas, dire merde. Oser dire tu m’as blessé, tu m’as fait de la peine, je te pardonne, je t’aime.

Oser…
Prendre soin de soi. Parce qu’on le vaut bien et qu’on peut être fier de qui on est ! Et puis si nous ne prenons pas soin de nous, qui le fera à notre place ?

Oser…
Prendre des risques !
Et c’est là que je souhaiterai partager avec vous cette excellente vidéo : comment oser sortir de notre zone de confort pour donner vie à nos rêves ? Elle est super bien faite, donne la pêche et pas mal d’idées 😉
Elle résume surtout tous les obstacles qui surviennent sur le chemin de nos rêves : la peur de l’échec, le regard des autres, les commentaires décourageants, le manque de confiance en soi, la peur d’avoir honte, la peur de se mettre dans le pétrin… Et pourtant, si on ne fait pas le premier pas, on arrivera jamais à destination 🙂
zoneconfort

 

Soupe carotte-coco-cumin : miam !

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L’hiver est bel et bien là ! Et on a envie de CHAUD.
Voici une recette de soupe toute bonne, toute facile à faire, toute pas chère, toute végétalienne, toute saine : l’idéal quoi !
C’est la soupe des 3C : carotte-coco-cumin 🙂

Ingrédients :
– Des carottes (autant qu’on en veut, en fonction de la quantité de soupe souhaitée)
– Une brique de lait de coco (ne pas tout verser d’un coup : goûtez au fur et à mesure pour parfumer la soupe à votre goût !)
– Côté épices : cumin, sel, poivre.
– Optionnel : curcuma, piment de Cayenne

Aux fourneaux :
On épluche les carottes et on les coupe en petits morceaux.
On les fait cuire dans une casserole avec un peu d’eau : plus il y aura d’eau, plus la soupe sera liquide !
Une fois cuites, on ajoute le lait de coco (à doser selon les goûts), le cumin, le sel et le poivre.
On baisse le feu le temps que tous ces ingrédients se mélangent.
On mixe le tout, et on peut décorer avec un peu de piment de Cayenne !
À servir bien chaude 🙂
Régalez-vous !

souoe